Le président du Parlement, Nabih Berry, apparaît sur un grand panneau publicitaire à Beyrouth, tandis qu’un autre, en arrière-plan, montre Hassan Nasrallah, l’ancien secrétaire général du Hezbollah, en mai 2022. Photo d'archives Louai Béchara/AFP
Le président du Parlement Nabih Berry a insisté mardi, à l'issue d'une réunion avec les ex-Premiers ministres Nagib Mikati, Tamam Salam et Fouad Siniora, sur le rôle joué par le mécanisme (comité chargé de superviser le cessez-le-feu qui était en vigueur après la guerre de 2024) pour arrêter la guerre actuelle entre Israël et le Hezbollah.
Selon Aïn el-Tiné, les trois hommes ont examiné « les évolutions de la situation au Liban, notamment politique et sur le terrain, à la lumière de la poursuite de l’agression israélienne contre le Liban, ainsi que le dossier des déplacés ». Concernant les solutions proposées, M. Berry a insisté sur l'importance du « mécanisme comme outil et cadre pour la mise en œuvre de l’arrêt de la guerre ». cet organe comprend des représentants des armées libanaise et israélienne, des officiers américains et français, ainsi que le commandant de la Finul, la Force intérimaire des Nations unies au Liban.
De son côté, l'ex-Premier ministre Fouad Siniora a dénoncé « les crimes de guerre continus d'Israël contre le Liban et les Libanais », appelant à la « solidarité » entre les Libanais et mise en oeuvre du monopole des armes aux mains de l'État.
Selon des informations obtenues par L'Orient-Le Jour, les États-Unis et Israël ne souhaitent plus maintenir le mécanisme, estimant qu’il a échoué. Pour eux, ce dispositif envoyait des rapports sur les actions de l’armée libanaise dans le Sud, mais il s’est avéré par la suite que le Hezbollah n’avait pas quitté la zone et qu’il avait même pu y renforcer ses forces, comme en témoigne sa capacité actuelle à combattre.
Dans ce contexte, le chef de l'État libanais Joseph Aoun a a informé les grandes puissances et les Nations unies de son « entière disponibilité à reprendre les négociations et à examiner les points de sécurité nécessaires pour mettre fin à la dangereuse escalade israélienne ».
Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre lundi dernier en menant des frappes contre Israël en réprésailles à l'assassinat par les États-Unis du guide suprême iranien Ali Khamenei à Téhéran. Les bombardements israéliens sur le Liban ont fait, selon le dernier bilan publié lundi par le ministère de la Santé, 486 morts et 1.313 blessés.

