Samedi 7 mars à l'aube, l'aéroport international Mehrabad de Téhéran a été touché par des frappes israéliennes. Naser Safarzadeh/WANA (West Asia News Agency) via REUTERS
Le président iranien Masoud Pezeshkian a promis samedi que son pays ne se rendrait jamais, alors qu'Israël annonçait une nouvelle offensive menée par 80 avions de combat qui a mis le feu à l'un des principaux aéroports de Téhéran.
Samedi, la vague de raids israéliens menés avant l'aube a été l'une des plus importantes depuis le début de la campagne de bombardements le 28 février, visant notamment une académie militaire, un centre de commandement souterrain et un site de stockage de missiles. Des photos de l'AFP montrent des flammes et de la fumée s'élevant de l'aéroport international Mehrabad de Téhéran, l'un des deux aéroports desservant la capitale. Israël a également indiqué une nouvelle vague de frappes à Ispahan, grande ville du centre de l'Iran.
Mais le président iranien Masoud Pezeshkian a affirmé que l'Iran ne se rendrait pas, alors que son pays mène des frappes en représailles, visant bases militaires et installations pétrolières dans plusieurs pays voisins. « Les ennemis (Israël et les Etats-Unis) peuvent emporter dans leurs tombes leur souhait de voir le peuple iranien se rendre », a-t-il déclaré dans un discours diffusé à la télévision d'Etat, s'excusant par ailleurs auprès des pays voisins pour les frappes iraniennes les ayant visés depuis le début du conflit.
Les frappes iraniennes
En parallèle, samedi à l'aube, Israël a dit répondre à une attaque de missiles iraniens, avant de lever l'alerte.
Samedi, Téhéran a dit avoir frappé un pétrolier dans le Golfe et les Gardiens de la Révolution avoir visé des « groupes séparatistes » au Kurdistan irakien.
L'aéroport de Dubaï, le plus fréquenté au monde pour le trafic international, a annoncé samedi la reprise partielle de ses opérations, après une brève suspension plus tôt dans la matinée à la suite d'une interception au-dessus de l'aéroport, rapportée par un témoin à l'AFP.
La veille au soir, Donald Trump se félicitait que les opérations militaires « se déroulent très bien », après avoir écrit sur son réseau Truth Social qu'il n'y aurait « pas d'accord avec l'Iran, seulement une CAPITULATION SANS CONDITION ! ». Ses déclarations ont fait s'envoler les cours du pétrole, qui ont augmenté de plus de 35% en une semaine, du jamais vu depuis 2023. En parallèle, les grandes entreprises américaines de la défense vont quadrupler leur production d'armes sophistiquées, a annoncé Donald Trump, dont le département d'Etat a approuvé la vente de 12.000 bombes à son allié israélien.
Un millier de morts en Iran
Les bombardements se sont enchaînés ces derniers jours sans relâche, l'armée israélienne annonçant avoir frappé « 400 cibles » à travers l'Iran vendredi. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a, lui, dit avoir frappé plus de « 3.000 » cibles depuis le déclenchement de l'opération « Fureur épique ». Selon les autorités iraniennes, environ un millier de personnes ont été tuées depuis le début de la guerre, dont 30% sont des enfants, a dit le porte-parole du gouvernement vendredi. L'AFP ne peut pas vérifier ces affirmations.

