Le vice-président du Parlement, Elias Bou Saab. Photo ANI
Le vice-président du Parlement, Elias Bou Saab, a affirmé vendredi après la réunion du bureau de la Chambre qu’il y a « consensus » pour proroger de deux ans le mandat des députés, une situation « justifiée » par la situation au Liban, selon lui.
« Le président Berry a accepté de tenir une séance plénière lundi pour présenter trois propositions de loi visant à proroger le mandat du Parlement », a-t-il souligné tout en reconnaissant que « la loi électorale actuelle a montré qu’elle comporte de nombreux problèmes » et qu'elle « pourra être modifiée dans les deux prochaines années ».
Alors que le président de la République, Joseph Aoun, et le Premier ministre, Nawaf Salam, pressaient pour que les prochaines législatives se tiennent dans les délais (en mai), la décision du Hezbollah de rejoindre la guerre régionale aux côtés de l’Iran a changé la donne. Elle a en effet offert à plusieurs protagonistes le parfait alibi pour proroger le mandat de la Chambre et échapper au verdict des urnes. Selon les informations de L’Orient-Le Jour, le député indépendant du Kesrouan Neemat Frem est l’auteur d’une de ces propositions de loi. De sources concordantes, on indique que la proposition du député maronite souligne clairement que la législature devrait être prorogée jusqu’à la fin de la guerre en cours, à condition que le report ne dépasse pas les deux ans.
M. Bou Saab a évoqué un « consensus », mais le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a critiqué la décision de proroger le mandat des députés. « Certains ont tenté d’exploiter les circonstances exceptionnelles dans lesquelles se trouve le Liban, à savoir la guerre, afin de tenter de proroger leur mandat au Parlement le plus longtemps possible », a-t-il accusé, estimant que si un « cas de force majeure » est effectivement en vigueur et empêche les législatives en mai, celui-ci « ne durera pas deux ans ». Le leader chrétien s'est donc opposé à une prorogation d'une telle durée, soulignant que le groupe parlementaire de son parti a présenté une proposition de loi pour une prorogation « de six mois », ajoutant que la guerre « ne durera pas plus de quelques semaines ».
Depuis des mois, les députés s'écharpent sur la question polémique du vote des expatriés, ce qui laissait pressentir, même avant l'escalade militaire, un report du scrutin. La loi en vigueur prévoit la création de 6 sièges spécifiques pour les expatriés, alors qu’une majorité de parlementaires s’est exprimée en faveur d’un amendement de l’article en question, de manière à permettre aux émigrés de voter pour l’un des 128 sièges du Parlement suivant leur région d’origine au Liban. Or le chef du Parlement, Nabih Berry, refuse toujours de discuter de cette option dans l’Hémicycle, alors même que l’article sur les six sièges de la diaspora n’est pas assorti d’un mécanisme d’application, restant donc inapplicable.
Plus en détail, le tandem chiite (Hezbollah-Amal) et le Courant patriotique libre (CPL, aouniste) veulent conserver telle quelle la loi électorale (2017) qui prévoit l'ajout de six députés « des Libanais de l'étranger », selon l'article 112 de la loi électorale en vigueur. Une option perçue comme plus favorable à leurs intérêts. D'autres groupes parlementaires, Forces libanaises en tête, militent pour un amendement permettant aux émigrés de voter pour l'ensemble des 128 sièges actuels, en fonction de leur lieu d'origine. À deux reprises, avant les législatives de 2018 et celles de 2022, la Chambre avait suspendu l’article 112, permettant aux électeurs expatriés de voter dans les circonscriptions de la métropole.



Les E..... Ils ouvrent le parlement pour se proroger....au lieu de de déclarer en séance ouverte.... Et arrêtez de censurez mes commentaires... J ecris clairement ce que. Tout le monde dit tout haut
07 h 17, le 07 mars 2026