L’ancien guide suprême iranien l’ayatollah Khamenei, recevant l’ex-chef du Hezbollah Hassan Nasrallah dans son bureau à Téhéran, le 4 juillet 2000. Photo Atta Kenare/Archives AFP
Au lendemain de l’assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei dans un bombardement massif israélo-américain à Téhéran, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a affirmé dimanche que le parti chiite « remplira son devoir en affrontant l’agression », alors que le Liban craint d’être entraîné dans la guerre régionale qui oppose l’Iran aux États-Unis et à Israël.
L’assassinat de Ali Khamenei par les États-Unis et Israël représente une escalade majeure dans la guerre qui a débuté samedi matin lorsque Washington et Tel-Aviv ont lancé des attaques massives contre l’Iran. Ce dernier a riposté par des attaques de missiles et de drones visant Israël et principalement des bases américaines dans les pays du Golfe.
Naïm Kassem a qualifié l’attaque menée par les aviations américaine et israélienne contre la résidence du leader de la République islamique de « crime suprême ». Il a ajouté : « Au Hezbollah et au sein de la résistance islamique au Liban, avec tous ceux qui soutiennent cette véritable voie khomeyniste, nous continuerons sur cette voie avec détermination, constance et esprit de sacrifice, sans faiblesse ni lassitude, refusant l’humiliation. Nous remplirons notre devoir en affrontant l’agression, confiants dans l’aide et le soutien de Dieu. (...) Et quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas le champ de l’honneur, de la résistance et de la confrontation avec la tyrannie américaine et le crime sioniste pour défendre notre terre, notre dignité et nos choix indépendants. »
Des médias affiliés au Hezbollah ont également appelé à un grand rassemblement public sur la place de Achoura, dans la banlieue sud de Beyrouth, dimanche à 16 heures, « en signe de loyauté » envers Ali Khamenei et en soutien à la République islamique. Des milliers de personnes se sont rassemblées k, à l’heure prévue sur l’esplanade de Achoura, à la frontière entre les quartiers de Hadath et de Haret Hreik. Le Hezbollah a aussi organisé dans la région de Nabatiyé une série de rassemblements dans plusieurs places et villages, en présence de personnalités locales, d’ulémas, de familles de « martyrs » et de larges foules populaires, notamment dans la ville de Nabatiyé, à Arab Salim, Ghaziyé et Adloun. Plusieurs autres rassemblements auront lieu lundi dans la Békaa, selon l’antenne régionale du parti, entre 14h et 15h à Baalbeck, Hermel, Qasr, Nabi Osman, Nabi Chit, Brital et Chmestar.
Face à une crainte de voir le Liban entraîné dans cette guerre régionale, le président libanais, Joseph Aoun, a présidé une réunion du Conseil supérieur de défense au palais de Baabda, en présence du Premier ministre Nawaf Salam. Selon un communiqué publié par la présidence, les autorités ont rappelé que « la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l’État libanais ».
Autres réactions
L’assassinat du guide suprême iranien a suscité des condamnations au Liban, en particulier de la part de personnalités proches du Hezbollah. Dans des propos rapportés par l’Agence nationale d’information (ANI, officielle), le président du Parlement et chef du mouvement Amal, Nabih Berry, allié du Hezbollah, a déclaré : « Nous le pleurons pour la nation, pour tous les peuples libres du monde et pour les sages autorités religieuses d’Orient et d’Occident. Nous le pleurons en tant qu’imam, référence, guide et leader sincère et combatif qui a rempli son alliance avec Dieu et n’a jamais faibli. Face à cette perte profonde, nous adressons nos plus sincères condoléances au peuple iranien ami, à la famille du martyr décédé, à ses enfants, à ses disciples, à nos grandes autorités religieuses et aux dirigeants iraniens. »
Le Conseil supérieur chiite a également présenté ses sincères condoléances pour l’assassinat de Ali Khamenei : « Khamenei était un leader qui aimait le Liban, qui vous était dévoué et qui soutenait votre résistance afin de libérer la terre et le peuple de l’occupation sioniste brutale. » Le CSC a appelé les Libanais « à observer un moment de loyauté envers ce grand leader en proclamant le deuil dans les régions, en arborant des drapeaux noirs, en récitant des versets du Coran dans les husseiniyés, et en organisant des rassemblements de deuil en condamnation de ce crime odieux. »
Le mufti jaafarite Ahmad Kabalan, proche du Hezbollah, s’est adressé au peuple iranien, soulignant que Ali Khamenei est mort en « grand martyr sur les pas de ses ancêtres infaillibles (...) », rapporte l’ANI. Selon lui, il s’agit « du plus haut honneur et de la plus grande motivation pour rester ferme et remporter la victoire, pour réécrire l’histoire et pour qu’une force loyaliste permette à la nation d’atteindre la gloire face aux plans les plus diaboliques de Washington et de Tel-Aviv ». Il a également affirmé que « le dirigeant et le peuple iraniens détiennent une dette souveraine infinie auprès du Liban, son peuple et son État ».
Pour sa part, le Parti social national syrien (PSNS) a fermement condamné « l’agression américano-israélienne contre la République islamique d’Iran, l’assassinat du guide suprême Ali Khamenei et le meurtre délibéré d’enfants et de civils qui l’a accompagné ». Le parti proche du Hezbollah a considéré cette agression comme « un crime à part entière, violant la souveraineté iranienne et enfreignant de manière flagrante le droit international, les résolutions des Nations unies et leur charte ».
Par ailleurs, l’ex-directeur de la Sûreté générale Abbas Ibrahim a présenté ses condoléances à l’Iran, soulignant que Ali Khamenei était un « dirigeant qui, dès le début, avait compris que défendre la vérité était l’essence même de la victoire, quel que soit le coût ou l’ampleur des défis ». « Je me suis souvenu de ses paroles qui résonnent encore dans ma mémoire : ’Préservez le Liban, car c’est un joyau... et la Palestine est une responsabilité qui repose sur vos épaules’ », a poursuivi l’ancien responsable, en allusion à son dernier entretien avec le guide suprême iranien.




A quand le tour de Naïm l'ersatz? Et celui du sirupeux ("t2il eddam" )Mohammad Raad? Ils nous ont cassé les oreilles avec leur "résistance-qui-protège-le-Liban", et ils n'ont pas encore compris que cette soi-disant résistance est la cause de tous nos malheurs, et des malheurs des chiites surtout, depuis l'an 2000!
13 h 30, le 02 mars 2026