Des portraits de l’ancien chef du conseil exécutif du Hezbollah, Hachem Safieddine, et de l’ancien secrétaire général du parti, Hassan Nasrallah, brandis par des habitants de la banlieue sud de Beyrouth, au premier jour de la trêve, le 27 novembre 2024. Photo d'archives Mohammad Yassine/L’Orient-Le Jour
Deux personnes suspectées d'espionnage au profit d'Israël ont été interpellées au Liban-Sud en début de semaine, a confirmé jeudi une source au sein de la Sûreté générale à L'Orient-Le Jour. Des médias locaux avaient décrit les deux suspects comme des « étrangers ». La source au sein de la SG a refusé de fournir plus de détails, soulignant que « l'enquête est en cours ».
Ces informations font suite à l'arrestation confirmée par la Sûreté générale début février du suspect, A.M., originaire d'Ansar (Nabatiyé, au Liban-Sud). Sa famille, ainsi que la municipalité de son village l'ont désavoué et appelé à laisser la justice suivre son cours, après l'annonce de son arrestation ce week-end. Dans un communiqué, la famille avait annoncé qu'elle « désavouait » le suspect « après les allégations à son encontre. » « Nous condamnons fermement son acte honteux qui porte préjudice au village et au pays », a ajouté le texte, qui réclame « les peines les plus sévères ». La famille a affirmé qu'elle se portait partie civile devant les tribunaux. La municipalité d’Ansar avait également fait savoir qu’elle suivait l’affaire et souligné qu’elle « rejette catégoriquement toute forme de contact ou de relation avec l’ennemi israélien, quelles que soient les circonstances. »
En octobre, les autorités libanaises avaient annoncé avoir arrêté 32 personnes reconnues coupables ou soupçonnées d’avoir transmis des informations à Israël en vue de cibler des dirigeants du Hezbollah, rapportait l’AFP, citant une source judiciaire.
La guerre à l'automne 2024 entre Israël et le Hezbollah a mis en lumière de grandes failles sécuritaires au sein de la formation chiite pro-iranienne, plusieurs membres de la formation ayant reconnu que l’armée israélienne avait réussi à infiltrer le parti et sa base populaire. Les assassinats de membres du parti se poursuivent presque quotidiennement depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fin novembre 2024, alimentant la psychose au sein de la base du parti.

