Un soldat de l'armée libanaise derrière des barbelés face à des soldats israéliens à Khiam, dans le sud du Liban. Photo d'archives Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
La famille d’un homme soupçonné d’espionnage au profit d’Israël, ainsi que la municipalité de son village natal d'Ansar (Nabatiyé, au Liban-Sud), ont désavoué le suspect, appelant à laisser la justice suivre son cours.
Selon des sources de sécurité, le suspect, A.M., a été arrêté plus tôt en février après une filature. Les forces de l'ordre ont ensuite procédé à une perquisition à son domicile, où du matériel présumé d’espionnage a été découvert, d'après les informations de notre correspondant dans le Sud Mountasser Abdallah.
Dans un communiqué, la famille du suspect a annoncé qu'elle « désavouait » le suspect « après que les allégations à son encontre ont été confirmées par l'enquête des forces de sécurité, et que le dossier a été transmis à la justice pour collaboration avec l’ennemi — ce qui constitue un acte grave et répréhensible à tous égards. » « Nous condamnons fermement son acte honteux qui porte préjudice au village et au pays », a ajouté le texte, qui réclame « les peines les plus sévères ». La famille a affirmé qu'elle se portait partie civile devant les tribunaux.
La municipalité d’Ansar a également fait savoir qu’elle suivait l’affaire et souligné qu’elle « rejette catégoriquement toute forme de contact ou de relation avec l’ennemi israélien, quelles que soient les circonstances. » Les actes reprochés au suspect « n’engagent que lui et ne reflètent en rien les habitants de la localité, ses familles ou son histoire », ajoute le texte. La municipalité a encore appelé à laisser la justice suivre son cours.
En octobre, les autorités libanaises avaient annoncé avoir arrêté 32 personnes reconnues coupables ou soupçonnées d’avoir transmis des informations à Israël en vue de cibler des dirigeants du Hezbollah, rapportait l’AFP, citant une source judiciaire.

