Une décharge à Jdeidé qui ne fait que monter en hauteur, sursaturée depuis des mois. Photo Suzanne Baaklini /L'Orient-Le Jour
Après 24 heures de fermeture décidées par le Conseil du développement et de la reconstruction (CDR), la décharge de Jdeidé (littoral du Metn), qui dessert le Mont-Liban nord (principalement le Metn et le Kesrouan), a rouvert ses portes jeudi. Walid Bou Saad, PDG de la société Ramco chargée du ramassage des ordures dans les deux cazas, a confirmé que la collecte a recommencé dans le Metn et le Kesrouan après seulement 24 heures d’interruption. « Nous avons été notifiés hier (mercredi) soir que la décharge serait rouverte ce matin », précise M. Bou Saad à L’Orient-Le Jour.
Cette réouverture de la décharge a fait suite à une réunion tenue mercredi soir entre le ministre des Finances Yassine Jaber et le président du CDR, Mohammad Ali Kabbani, au cours de laquelle « il y a eu un accord sur la résolution du problème », selon les informations de L’OLJ.
A l'origine de la fermeture de la décharge et de l’interruption de la collecte, la saturation du site depuis plusieurs mois déjà, alors que son agrandissement avait été décrété par le gouvernement en octobre dernier. Le CDR, chargé de la gestion des décharges officielles, avait suggéré le déblocage d'un montant de 5,12 millions par le gouvernement en vue de financer la nouvelle cellule sur un terrain adjacent, ainsi qu’un système de production d’énergie par récupération du gaz méthane émis par les déchets, une mesure nécessitant l’adoption d’une loi au Parlement.
En raison du retard dans le vote de cette loi, le CDR a proposé au ministère des Finances, dès décembre, de prélever cette somme de la Caisse autonome des municipalités, plus précisément de la part des municipalités desservies par la décharge, sous condition de la restituer ultérieurement lorsque le budget sera débloqué. Or le retard à faire figurer cette question à l’ordre du jour du Conseil des ministres a motivé la fermeture de la décharge, étant donné « l'absence de décision officielle qui empêche la signature du contrat avec l’entrepreneur chargé de l’agrandissement (et de la gestion du site actuel), la compagnie SGK, d’où l’impossibilité de lancer les travaux car la démarche est jugée trop risquée », a précisé mercredi une source proche du dossier à L’OLJ.



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