Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Iran

A Munich, Pahlavi mobilise l'opposition promonarchiste iranienne


A Munich, Pahlavi mobilise l'opposition promonarchiste iranienne

Reza Pahlavi, fils exilé du dernier shah d'Iran et figure de l'opposition iranienne, prend la parole lors de la Conférence de Munich sur la sécurité (MSC) à Munich, en Allemagne, le 13 février 2026. Photo Thilo Schmuelgen/Reuters

Le fils du chah déchu, Reza Pahlavi, s'est dit samedi prêt à mener la « transition » vers un « avenir démocratique et laïque » en Iran, devant environ 200.000 partisans rassemblés à Munich, en marge de la Conférence sur la sécurité (MSC).

« Je suis ici pour garantir une transition vers un avenir démocratique et laïque. Je m'engage à être le leader de la transition » vers un « processus démocratique et transparent, à travers les urnes », a dit cette figure de l'opposition iranienne en exil, qui multiplie ces derniers jours les appels à la mobilisation, en Iran comme à l'étranger, contre la République islamique. « Assurons-nous que le moment est venu. En particulier les nations libres de ce monde et leurs gouvernements », a-t-il ajouté, à l'occasion de la MSC, qui réunit jusqu'à dimanche des dirigeants mondiaux.

Les participants à la manifestation - environ 200.000 d'après la police de la capitale bavaroise - ont atteint le double du nombre attendu par l'association organisatrice, The Munich Circle. Ils sont venus dénoncer la répression sanglante qui a étouffé une vaste vague de contestation depuis fin décembre. Des ONG de défense des droits humains font état de milliers de manifestants tués en Iran.

Le rassemblement a eu lieu sur la Theresienwiese, une immense place bétonnée de l'ouest de la ville, a constaté une journaliste de l'AFP.

Rassemblement pacifique

Dans une ambiance pacifique, de nombreux manifestants ont offert des tulipes et des roses aux policiers sur ce site qui accueille chaque année l'Oktoberfest, considérée comme la plus grande fête foraine du monde. Certains brandissaient des drapeaux à bandes horizontales verte, blanche et rouge avec un lion et un soleil, étendard de la monarchie renversée en 1979.

Plusieurs des manifestants interrogés par l'AFP ont dénoncé les négociations menées par les Etats-Unis avec le gouvernement iranien, dénonçant l'absence de légitimité de ce dernier. « Lorsqu'un gouvernement tue son peuple dans la rue, il n'est pas digne de confiance », a déclaré Razieh Shahverdi, une Iranienne de 34 ans, employée dans le marketing, qui a fait le trajet depuis Paris pour rejoindre la manifestation.

« Nous devons dire aux autres peuples du monde que ce régime n'est pas notre choix », a expliqué Maryam Merabolhassani, une étudiante iranienne de 25 ans qui vit désormais en Allemagne. Ses parents, restés dans son pays, ont eux aussi tenté de faire entendre leur voix, malgré le danger de la répression, a-t-elle raconté.

« Meilleure option » pour l'Iran

Certains manifestants de ce rassemblement affichaient le portrait du fils exilé du chah déchu, et scandaient des slogans tels que « Javid Shah » (vive le chah), « Pahlavi bar migarde » (Pahlavi revient) et « Reza II ». Héritier du trône du chah d'Iran, Reza Pahlavi, 65 ans, vit en exil aux Etats-Unis depuis la révolution de 1979 qui a renversé son père. Il s'érige aujourd'hui en figure de ralliement dans le mouvement de contestation secouant son pays.

Lors de son discours à la MSC samedi matin, il a appelé le président américain Donald Trump à « aider » le peuple iranien, jugeant qu'il était « temps d'en finir avec la République islamique ». « C'est la revendication qui résonne depuis le bain de sang de mes compatriotes, qui ne nous demandent pas de réformer le régime, mais de les aider à l'enterrer », a ajouté cette figure de l'opposition iranienne qui vit en exil à New York.

S'exprimant lors de la manifestation, l'influent sénateur américain Lindsey Graham a assuré que « l'ayatollah » Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution islamique depuis 1989 allait « partir ». « Le peuple iranien va retrouver sa liberté. Ce n’est qu'une question de temps. L'aide arrive. Continuez à manifester. La libération est proche », a assuré l'élu républicain de Caroline du Sud.

Pour Riana, une médecin de 40 ans vivant en Allemagne, qui préfère taire son nom auprès de l'AFP pour sa sécurité, Reza Pahlavi est « la meilleure option pour notre pays car nous connaissons la famille Pahlavi ». Des rassemblements pour appeler à une action internationale contre Téhéran étaient aussi prévus samedi à Toronto et à Los Angeles.

La semaine dernière, quelque 10.000 personnes s'étaient déjà rassemblées à Berlin selon la police allemande, répondant à l'appel du Conseil national de la Résistance iranienne, vitrine politique du groupe d'opposition en exil Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI ou MEK), considéré comme « terroriste » par Téhéran.

Le fils du chah déchu, Reza Pahlavi, s'est dit samedi prêt à mener la « transition » vers un « avenir démocratique et laïque » en Iran, devant environ 200.000 partisans rassemblés à Munich, en marge de la Conférence sur la sécurité (MSC). « Je suis ici pour garantir une transition vers un avenir démocratique et laïque. Je m'engage à être le leader de la transition » vers un « processus démocratique et transparent, à travers les urnes », a dit cette figure de l'opposition iranienne en exil, qui multiplie ces derniers jours les appels à la mobilisation, en Iran comme à l'étranger, contre la République islamique. « Assurons-nous que le moment est venu. En particulier les nations libres de ce monde et leurs gouvernements », a-t-il ajouté, à l'occasion de la MSC, qui réunit jusqu'à...