Une femme participe à une manifestation anti-Israël à Téhéran, le 19 avril 2024. Photo d'illustration Atta Kenare/AFP
« Que pensent les citoyens arabes de la reconnaissance d’Israël ? » À en croire une enquête publiée mardi par l’Arab Center for Research and Policy Studies, 87 % s’y opposent.
L’échantillon englobe 40 130 individus, répartis sur 15 pays (Algérie, Égypte, Irak, Jordanie, Koweït, Liban, Libye, Mauritanie, Maroc, Palestine, Qatar, Arabie saoudite, Soudan, Syrie, Tunisie). Les résultats du sondage réalisé par l’institut basé à Washington fait part d’une image de plus en plus dégradée de l’État Hébreu dans la région, y compris dans les pays signataires des Accords d’Abraham de 2020 de normalisation avec Israël.
Les résultats du sondage interviennent dans un contexte régional profondément bouleversé par la guerre de Gaza, qui a replacé la question palestinienne au centre des débats publics dans plusieurs pays arabes, y compris ceux engagés dans les processus de normalisation.
L’Arab Center observe l’évolution de ces positions depuis 2011. Au Maroc, par exemple, 20 % de la population soutenaient la reconnaissance d’Israël en 2022/23, après la signature des Accords d’Abraham par Rabat le 22 décembre 2020. En 2024/25, ils ne sont plus que 6 %, après le 7-Octobre et la guerre de Gaza qui s’en est suivie. Si la normalisation a progressé à l’échelle des États – avec notamment la reconnaissance par Tel-Aviv de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental en juillet 2023 – celle-ci a continué de se détériorer au sein de l’opinion publique.
Le Soudan, signataire lui aussi des Accords en janvier 2021, suit la même trajectoire : « Après avoir fluctué entre 13 % et 23 % dans les sondages entre 2012 et 2023, (...) le pourcentage de ceux qui soutiennent la reconnaissance d’Israël est tombé à 7 % ». En Arabie saoudite, où la guerre de Gaza complique désormais toute possibilité de normalisation avec Israël, l’opposition atteignait 61 % en 2024/25 – le niveau le plus faible du panel. À titre de comparaison, elle s’élève à 89 % au Liban et à 96 % en Libye.
En Syrie, malgré les pourparlers officiels entre le nouveau régime et les autorités israéliennes, 70 % des Syriens interrogés refusent tout accord avec l'État hébreu sans restitution préalable du Golan occupé. Un territoire de 1 200 km² conquis en 1967 par l’armée israélienne pendant la guerre des Six-Jours, puis annexé en 1981. Par ailleurs, 88 % des Syriens estiment que les politiques israéliennes menacent la stabilité de leur pays, alors que Tel-Aviv a mené de nombreux bombardements en Syrie, notamment sur la capitale Damas, et a annexé davantage de territoire du Golan dans la foulée de la chute de Bachar el-Assad.
La Palestine, « une cause arabe collective »
Si les 15 pays sondés sont largement unis dans leur opposition à la reconnaissance d’Israël, ils le sont aussi dans leur soutien à la cause palestinienne : 80 % des personnes interrogées estiment qu’il s’agit d’une « cause arabe collective ». Au Liban, 29 % de la population considère que la cause palestinienne concerne d’abord les Palestiniens eux-mêmes – le pourcentage le plus élevé parmi les 15 pays étudiés. Des chiffres qui pourraient s’expliquer par les conséquences désastreuses du front de soutien au Hamas, ouvert par le Hezbollah lors du dernier conflit, ainsi que les 15 ans de guerre civile durant lesquels combattants palestiniens et miliciens libanais se sont affrontés entre 1975 et 1990.
L’étude souligne d’ailleurs la dimension psychologique : depuis le début de la guerre de Gaza, 87 % de l’échantillon disent avoir ressenti du stress et 70 % déclarent suivre activement l’actualité du conflit.
Israël est « la principale menace »
En outre, le contexte de la campagne militaire israélienne contribue à façonner la perception sécuritaire dans la région. Dans les pays du Levant (Irak, Jordanie, Liban, Palestine, Syrie), 53 % des personnes interrogées considèrent Israël comme la principale menace pour la sécurité nationale. À l’échelle des 15 pays étudiés, 44 % désignent Israël comme la plus grande menace pour la « nation arabe », devant les États-Unis (21 %) et l’Iran (6 %).
Interrogés sur les raisons de cette perception, 31,5 % répondent qu’« Israël est un État colonial occupant la Palestine ». D’autres (13,3 %) évoquent son caractère « expansionniste et sa volonté d’occuper et dominer les pays du monde arabe et contrôler leurs ressources ». Selon 84 % des personnes interrogées, les politiques israéliennes menacent la stabilité du monde arabe. Un niveau supérieur à celui attribué à l’Iran (53 %) ou à la Russie (48 %), et même légèrement au-dessus de celui des États-Unis (77 %).





-et, car le sujet est inépuisable, confidentiel, à force de se disculper de tous leurs maux sur le Monde Occidental ... quid de plus de 13 siècles sans interruption de la traite des Noirs d'Afrique par ce si exemplaire Monde Arabo-Musulman qui cheche à nous imposer son/ improbable virginité, prompt à se disculper de tous leurs maux sur les Occidentaux accusés de racisme anti-musulman pendant que perdure chez eux le génocide voilé sous d'autre formes modernes de l'exploitation de la misère humaine. B A S T A !
15 h 43, le 15 février 2026