Le Premier ministre Nawaf Salam en compagnie de Melissa Parke, directrice de la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires, suite à leur entretien en marge de la Conférence de Munich, le 13 février 2026. Photo ANI
Le Premier ministre Nawaf Salam a déclaré vendredi que « la position stable du Liban, et avec lui tous les membres de la Ligue arabe, est d’appeler à une région dénuée d’armes nucléaires et de toutes les armes de destruction massive au Moyen-Orient », dans une déclaration à l’issue d’un entretien avec la directrice de la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires, Melissa Parke, à Munich en Allemagne où il se trouve depuis jeudi.
Dans un message sur X, M. Salam a estimé qu’une telle position « acquiert d’autant plus d’importance aujourd’hui, à la lumière des guerres dans le monde, et vu l’augmentation inquiétante des budgets alloués à l’armement, et de la fabrication de missiles à têtes nucléaires, qui avait pourtant décliné depuis la moitié des années 80 ».
Le chef du gouvernement libanais se trouve à Munich, pour participer à la 62e Conférence sur la sécurité qui se tient annuellement dans cette ville, du 13 au 15 février. Son entretien avec Mme Parke s’est déroulé en marge de cet événement.
« J’ai également assuré (à Mme Parke) que le Liban, qui faisait partie des premiers pays ayant voté en faveur du Traité de non-prolifération des armes nucléaires en 2016, continuera de voter pour les décisions qui poussent les pays à se joindre à ce traité », a-t-il poursuivi.
Au niveau de la région, Israël, dont les capacités nucléaires sont entourées d’opacité, n’a jamais signé ce traité. L’Iran, bien que signataire du document, est régulièrement accusé par ses ennemis, notamment Israël et les États-Unis, de vouloir acquérir des armes nucléaires. Un bras de fer oppose actuellement Téhéran et Washington sur le dossier nucléaire : des négociations sont en cours mais, en cas d’échec, une frappe américaine sur l’Iran n’est pas exclue.

