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Moyen-Orient - Syrie

Chareh et les ministres Chaïbani et Kattab ont été la cible de cinq tentatives d'assassinat en 2025, selon l'ONU

Ces tentatives, déjouées, ont été fomentées par un groupe jihadiste considéré proche de l'organisation État islamique.

Chareh et les ministres Chaïbani et Kattab ont été la cible de cinq tentatives d'assassinat en 2025, selon l'ONU

Le président syrien Ahmad el-Chareh prononçant un discours lors du premier anniversaire de la chute du régime Assad, le 8 décembre 2025, à Damas. Photo Khalil Ashawi/Reuters

Le président syrien Ahmad el-Chareh, son ministre des Affaires étrangères, Assaad Chaïbani et celui de l'Intérieur, Anas Khattab, ont été la cible de cinq tentatives d'assassinat déjouées en 2025 et fomentées par un groupe jihadiste considéré proche de l'organisation État islamique (EI), selon un rapport de l'ONU.

Le rapport précise qu'Ahmad el-Chareh a notamment été visé lorsqu'il effectuait un déplacement dans la province d'Alep, dans le nord de la Syrie, ainsi qu'à Deraa, dans le sud, par un groupe jihadiste appelé « Saraya Ansar el-Sunna », considéré comme une nouvelle émanation de l’EI.

Le rapport, remis mercredi au Conseil de sécurité de l’ONU par le secrétaire général António Guterres et préparé par le Bureau des Nations unies de lutte contre le terrorisme, ne fournit ni dates ni détails sur les tentatives visant MM. Chareh, Chaïbani et Khattab, et ajoute que l'actuel président syrien demeure « une cible prioritaire » de l’EI.

Il estime que ces tentatives d’assassinat constituent une preuve supplémentaire que les restes des groupes jihadistes encore présents en Syrie sont toujours déterminés à « saper les efforts du nouveau gouvernement » et « exploitent activement les vides sécuritaires et l’incertitude » dans le pays. Ce groupe écran aurait permis à l’EI de bénéficier d’une « capacité à nier de manière crédible toute implication » dans ces tentatives d'attentats et d’« améliorer ses capacités opérationnelles ».

En novembre dernier, le gouvernement syrien a rejoint la coalition internationale de lutte contre l’EI, qui contrôlait de large pans du territoire syrien durant la guerre civile (2011-2024). Ancien chef de la branche syrienne d'el-Qaëda, le front al-Nosra, ensuite renommé Hay'at Tahrir el-Cham (HTC), Ahmad el-Chareh, du temps où il était connu par son nom de combattant Abou Mohammad el-Jolani, avait fini par rompre avec el-Qaëda. Durant cette période, HTC a mené en parallèle une guerre contre l'EI, ce qui a valu à plusieurs des lieutenants de Chareh d'être assassinés, notamment dans la région d'Idleb.

« Menace permanente »

Les experts de l'ONU pour la lutte contre le terrorisme estiment que le groupe jihadiste « Saraya Ansar el-Sunna » continue d’opérer dans l’ensemble du territoire syrien, ciblant principalement les forces de sécurité, en particulier dans le nord et le nord-est du pays.

Lors d’une embuscade menée le 13 décembre dernier contre des forces américaines et syriennes près de Palmyre, deux militaires américains et leur traducteur syrien ont été tués, tandis que trois autres Américains ainsi que trois membres des forces de sécurité syriennes ont été blessés. Le président américain Donald Trump avait alors décidé de lancer des opérations militaires visant à éliminer des combattants de l’EI. Selon les experts de l’ONU, l’EI disposerait encore d’environ 3 000 combattants répartis entre l'Irak et en Syrie, dont la majorité serait basée en Syrie.

Fin janvier, l’armée américaine a commencé à transférer vers l’Irak des détenus accusés d'être membres de l’EI incarcérés dans le nord-est syrien afin de s’assurer qu’ils restent dans des centres sécurisés. Bagdad a par la suite indiqué que ces détenus y seraient poursuivis en justice. Au total, 4 583 d'entre eux sont déjà arrivés en Irak sur un objectif de 7 000, a déclaré mardi à l'AFP Saad Maan, chef de la cellule d'information sécuritaire du gouvernement irakien.

Ce transfert s'est fait en parallèle de la prise de contrôle par l'armée syrienne des prisons et des camps abritant des milliers de détenus liés à l'EI, jusqu'ici gérés par les forces kurdes, dans le cadre d’un cessez-le-feu conclu entre les Forces démocratiques syriennes (FDS), à commandement kurde, et le gouvernement Chareh.

Le rapport précise par ailleurs qu’en décembre, avant la prise de contrôle par Damas du nord-est syrien, plus de 25 740 personnes demeuraient dans les camps d’al-Hol et de Roj, dont plus de 60 % d’enfants, ainsi que des milliers d’autres dans différents centres de détention répartis dans le nord-est du pays.

Le président syrien Ahmad el-Chareh, son ministre des Affaires étrangères, Assaad Chaïbani et celui de l'Intérieur, Anas Khattab, ont été la cible de cinq tentatives d'assassinat déjouées en 2025 et fomentées par un groupe jihadiste considéré proche de l'organisation État islamique (EI), selon un rapport de l'ONU.Le rapport précise qu'Ahmad el-Chareh a notamment été visé lorsqu'il effectuait un déplacement dans la province d'Alep, dans le nord de la Syrie, ainsi qu'à Deraa, dans le sud, par un groupe jihadiste appelé « Saraya Ansar el-Sunna », considéré comme une nouvelle émanation de l’EI.Le rapport, remis mercredi au Conseil de sécurité de l’ONU par le secrétaire général António Guterres et préparé par le Bureau des Nations unies de lutte contre le terrorisme, ne...
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