Une autoroute du Caire dans le brouillard, le 6 février 2026. Photo d'illustration REUTERS/Amr Abdallah Dalsh
Le Parlement égyptien a entériné mardi un remaniement du gouvernement proposé par le président Abdel Fattah al-Sissi, qui porte essentiellement sur les portefeuilles économiques, à un moment où l'Égypte cherche à surmonter une crise prolongée, aggravée par l'instabilité régionale.
Selon le quotidien d'État Al-Ahram, sont concernés les ministères chargés des investissements, de la planification, du commerce, du logement, de l'industrie et des télécommunications. Un nouveau poste de vice‑Premier ministre chargé des affaires économiques est en outre créé, attribué à Hussein Issa, l'ancien président de la commission parlementaire du budget et de la planification. Ahmed Rostom, un ancien expert à la Banque mondiale, a été nommé ministre de la Planification, tandis que Mohamed Farid Saleh, auparavant président exécutif de l’Autorité de régulation financière, devient ministre des Investissements et du Commerce extérieur.
Le remaniement a également ressuscité le ministère de l'Information, qui sera dirigé par Diaa Rashwan, le chef du Service d'information de l'État. Ce ministère avait été supprimé à plusieurs reprises depuis le soulèvement de 2011 qui a renversé l'ancien président Hosni Moubarak. Plusieurs ministres importants conservent leurs postes, notamment ceux des Finances, des Affaires étrangères, de la Défense, de l'Intérieur, du Pétrole et de la Santé.
Selon les médias égyptiens, le nouveau gouvernement devrait prêter serment mercredi.
Les mesures d'austérité introduites dans le cadre d'un programme de soutien du Fonds monétaire international (FMI) en 2016, la pandémie de Covid-19 et les répercussions de la guerre en Ukraine ont mis à rude épreuve l'économie égyptienne ces dernières années. Plus récemment, la guerre dans la bande de Gaza et les attaques des rebelles houthis en mer Rouge ont fortement réduit les recettes tirées du canal de Suez, une source majeure de devises étrangères pour le pays. Des dévaluations répétées de la monnaie ainsi que la hausse des coûts des carburant et des transports ont encore réduit le niveau de vie des Égyptiens.


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