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Moyen-Orient - Reconstruction

Compagnie aérienne, télécoms, immobilier : de nouveaux investissements saoudiens en Syrie bientôt annoncés

Les investissements envisagés constitueront la plus importante annonce du genre depuis que les États-Unis ont levé en décembre la « loi César ».

Un drapeau syrien flottant au-dessus d'Alep, en Syrie. Photo d'illustration AFP

L’Arabie saoudite entend investir dans une nouvelle compagnie aérienne privée syrienne, dans le cadre d’un vaste programme de financements de plusieurs milliards de dollars qui devrait être annoncé samedi, a indiqué le chef de l’Autorité syrienne de l’investissement, dans une annonce qui reflète le renforcement des liens entre Riyad et Damas.

Les investissements envisagés constitueront la plus importante annonce du genre depuis que les États-Unis ont levé en décembre la « loi César », un ensemble de lourdes sanctions contre la Syrie. Ces sanctions représentaient un obstacle majeur à la relance économique du pays, après une guerre civile de 14 ans qui a profondément endommagé une grande partie de la Syrie et poussé des millions de personnes à l’exil.

Développement de l'aéroport d'Alep

Les investissements saoudiens incluront des projets dans « les télécommunications et l’immobilier, notamment dans les vieux centres historiques », a ainsi déclaré le président de l’Autorité syrienne de l’investissement, Talal al-Hilali, mardi à l'agence Reuters, en marge du Sommet mondial des gouvernements à Dubaï. M. Hilali a précisé que la majorité des investissements prévus prendraient la forme de contrats prêts à être mis en œuvre, plutôt que de simples protocoles d’accord non contraignants. Il a refusé de donner une estimation chiffrée du montant des investissements. Le service de presse du gouvernement saoudien n’a pas immédiatement répondu à la demande de commentaire de l'agence. Le ministère syrien de l’Information a quant à lui refusé de commenter.

Deux sources syriennes proches du dossier ont indiqué que les investissements dans l’aviation comprendraient des contrats pour le développement de l’aéroport international d’Alep. Elles ont précisé que la nouvelle compagnie aérienne privée devrait voir le jour avec plus d’une douzaine d’appareils. Un homme d’affaires syrien de haut rang, au fait du dossier, a confié que l’Arabie saoudite prévoyait d’offrir une couverture d’assurance pour les investissements devant être réalisés en Syrie, une démarche visant à encourager les entreprises saoudiennes à pénétrer ce marché.

Riyad est devenu un allié proche du président syrien Ahmed el-Chareh depuis que ce dernier a renversé Bachar el-Assad il y a environ 14 mois. L’an dernier, Riyad avait annoncé 6,4 milliards de dollars d’investissements, répartis en 47 accords impliquant plus de 100 entreprises saoudiennes dans l’immobilier, les infrastructures et les télécommunications.

Le gouvernement intérimaire syrien a fait l’objet de critiques au cours de l’année écoulée pour avoir formulé de vastes promesses de développement reposant sur des protocoles d’accord avec des investisseurs étrangers, dont beaucoup n’ont pas encore été convertis en contrats contraignants.

L’Arabie saoudite entend investir dans une nouvelle compagnie aérienne privée syrienne, dans le cadre d’un vaste programme de financements de plusieurs milliards de dollars qui devrait être annoncé samedi, a indiqué le chef de l’Autorité syrienne de l’investissement, dans une annonce qui reflète le renforcement des liens entre Riyad et Damas.Les investissements envisagés constitueront la plus importante annonce du genre depuis que les États-Unis ont levé en décembre la « loi César », un ensemble de lourdes sanctions contre la Syrie. Ces sanctions représentaient un obstacle majeur à la relance économique du pays, après une guerre civile de 14 ans qui a profondément endommagé une grande partie de la Syrie et poussé des millions de personnes à l’exil. Lire aussi Levée de la loi César : comment le Liban...
commentaires (1)

J'en connais qui vont etre jaloux... D'un coté de la frontière, il y a un gars qui fait. De l'autre coté de la frontière ce ne sont que des paroles et des palabres, et quand on agit finalement c'est pour relacher des trafiquants de drogue et des assassins. Une question qui me brule les lèvres : Pourquoi Chareh n' a pas peur de la guerre civile? Pourtant il me semble qu'elle peut plus avoir lieu chez lui avec ce qui se passe sur la cote et à Soueida. Ca ne l'empeche pas d'agir. Dans ces conditions, on aura beau mendier, meme au prochain millénaire on n'aura rien.

Moi

15 h 59, le 04 février 2026

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Commentaires (1)

  • J'en connais qui vont etre jaloux... D'un coté de la frontière, il y a un gars qui fait. De l'autre coté de la frontière ce ne sont que des paroles et des palabres, et quand on agit finalement c'est pour relacher des trafiquants de drogue et des assassins. Une question qui me brule les lèvres : Pourquoi Chareh n' a pas peur de la guerre civile? Pourtant il me semble qu'elle peut plus avoir lieu chez lui avec ce qui se passe sur la cote et à Soueida. Ca ne l'empeche pas d'agir. Dans ces conditions, on aura beau mendier, meme au prochain millénaire on n'aura rien.

    Moi

    15 h 59, le 04 février 2026

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