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Iran: la justice enquête sur un important homme d'affaires arrêté pour « incitation aux troubles »


Une femme passe devant une fresque murale représentant des enfants en futurs scientifiques à Téhéran, le 3 février 2026. Photo ATTA KENARE / AFP

Le pouvoir judiciaire iranien a indiqué mardi poursuivre son enquête sur l’important homme d’affaires Mohammad Saedinia, arrêté mi-janvier pour son soutien présumé aux manifestations contre le pouvoir. Propriétaire d’une célèbre marque iranienne de confiserie et d'une chaîne de cafés dans les grandes villes du pays, M. Saedinia a été arrêté le 13 janvier pour « incitation aux troubles ». Les autorités ont ensuite ordonné la saisie de ses biens.

« L’affaire est toujours à l’instruction », a indiqué le porte-parole du pouvoir judiciaire, Asghar Jahangir, lors d’une conférence de presse. « S’il est prouvé au tribunal que ses actes ont causé ces dommages, il encourra non seulement des sanctions pénales, mais une indemnisation des dommages sera également prélevée sur ses biens », a-t-il ajouté.

M. Jahangir a précisé que la procédure contre M. Saedinia avait été ouverte après des rapports des services de renseignement affirmant qu’il « avait apporté un soutien aux émeutiers ». L'agence de presse iranienne Fars avait indiqué en janvier que la fortune de l'homme d'affaires était « quasiment égale aux dommages matériels infligés à la capitale », sans plus de précisions.

Le maire de Téhéran, Alireza Zakani, a chiffré à 3.000 milliards de tomans (plus de 19 millions de dollars) les dégâts provoqués par les manifestations dans la ville. Des manifestations contre le coût de la vie ont éclaté en Iran le 28 décembre avant de se transformer en un mouvement national de protestation antigouvernementale.

Les autorités iraniennes reconnaissent la mort de plus de 3.000 personnes dans les manifestations, mais affirment que la plupart des victimes étaient des membres des forces de sécurité ou des passants tués par des « terroristes » agissant pour le compte des Etats-Unis et d'Israël. La présidence a publié dimanche les noms de 2.986 personnes tuées pendant ces troubles sur une liste de 3. 117 morts.

L'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), établie aux Etats-Unis, a dit avoir confirmé la mort de 6.854 personnes, en majorité des manifestants, d'autres groupes de défense des droits avançant des bilans beaucoup plus élevés. Selon les autorités iraniennes, les manifestations, au départ pacifiques, ont dégénéré en « émeutes » impliquant des meurtres et des actes de vandalisme, orchestrées par les ennemis jurés du pays, les États-Unis et Israël.

Le pouvoir judiciaire iranien a indiqué mardi poursuivre son enquête sur l’important homme d’affaires Mohammad Saedinia, arrêté mi-janvier pour son soutien présumé aux manifestations contre le pouvoir. Propriétaire d’une célèbre marque iranienne de confiserie et d'une chaîne de cafés dans les grandes villes du pays, M. Saedinia a été arrêté le 13 janvier pour « incitation aux troubles ». Les autorités ont ensuite ordonné la saisie de ses biens.« L’affaire est toujours à l’instruction », a indiqué le porte-parole du pouvoir judiciaire, Asghar Jahangir, lors d’une conférence de presse. « S’il est prouvé au tribunal que ses actes ont causé ces dommages, il encourra non seulement des sanctions pénales, mais une indemnisation des dommages sera également prélevée sur ses biens », a-t-il...