Au Liban, l’État culturel défaillant tente de retrouver son chemin
1/2. Malgré l'effondrement économique, la guerre et l'absence de gouvernance, la culture libanaise continue d’exister sans médiation publique. L’État peut-il encore jouer un rôle ?
L'OLJ / Par Joe Macaron,
le 03 février 2026 à 10h19
La Bibliothèque nationale, à Sanayeh, qui abrite aujourd’hui le bureau du ministre de la Culture. Photo Aly Baalbacki/L’Orient-Le Jour
Comment le Liban peut-il encore produire une vie culturelle dans un contexte de guerre permanente, d’effondrement financier, de corruption systémique et d’instabilité géopolitique, marqué par l’absence de gouvernance et d’un espace public propice à la création? La question n’est pas tant celle de la survie de la culture que celle de sa diffusion et de son rôle social. L’État a-t-il encore une fonction à assumer dans le champ culturel, ou son retrait de fait impose-t-il de repenser entièrement les cadres existants ?La crise économique, qui a démarré en 2019, a été à la fois déstabilisante et transformatrice, affectant profondément les conditions de production et de financement, sans pour autant tarir la créativité. La crise culturelle libanaise ne réside pas tant dans l’absence de production que dans celle de sa diffusion. La culture tend...
Comment le Liban peut-il encore produire une vie culturelle dans un contexte de guerre permanente, d’effondrement financier, de corruption systémique et d’instabilité géopolitique, marqué par l’absence de gouvernance et d’un espace public propice à la création? La question n’est pas tant celle de la survie de la culture que celle de sa diffusion et de son rôle social. L’État a-t-il encore une fonction à assumer dans le champ culturel, ou son retrait de fait impose-t-il de repenser entièrement les cadres existants ?La crise économique, qui a démarré en 2019, a été à la fois déstabilisante et transformatrice, affectant profondément les conditions de production et de financement, sans pour autant tarir la créativité. La crise culturelle libanaise ne réside pas tant dans l’absence de production que dans...
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La culture libanaise est bien vivante
néanmoins elle doit etre valorisée. on a cinq domaines très dynamiques : La bouffe, l'audio visuel, la musique, l'art et l'archeologie. Certains sont appropriés par d'autres pays: La bouffe, l'audio visuel. D'autres sont concurrencés : l'art. L'archeologie a besoin d'investissements. Le role de l'Etat est de soutenir : ça ne coute pas cher de labeliser, enregistrer au patrimoine mondial, de communiquer, récupérer des droits, coproduire...
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La culture libanaise est bien vivante
néanmoins elle doit etre valorisée. on a cinq domaines très dynamiques : La bouffe, l'audio visuel, la musique, l'art et l'archeologie. Certains sont appropriés par d'autres pays: La bouffe, l'audio visuel. D'autres sont concurrencés : l'art. L'archeologie a besoin d'investissements. Le role de l'Etat est de soutenir : ça ne coute pas cher de labeliser, enregistrer au patrimoine mondial, de communiquer, récupérer des droits, coproduire...
La culture libanaise est bien vivante néanmoins elle doit etre valorisée. on a cinq domaines très dynamiques : La bouffe, l'audio visuel, la musique, l'art et l'archeologie. Certains sont appropriés par d'autres pays: La bouffe, l'audio visuel. D'autres sont concurrencés : l'art. L'archeologie a besoin d'investissements. Le role de l'Etat est de soutenir : ça ne coute pas cher de labeliser, enregistrer au patrimoine mondial, de communiquer, récupérer des droits, coproduire...
11 h 47, le 03 février 2026