Le président russe Vladimir Poutine accueillant le président syrien Ahmed al-Charia, en présence du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, lors de leur rencontre au Kremlin à Moscou, le 28 janvier 2026. Photo Maxim Shipenkov/ Reuters
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a affirmé que la question d'extrader l'ancien président Bachar el-Assad vers la Syrie n'avait pas été abordée dans le cadre des dernières discussions entre Moscou et Damas. Interrogé par la chaîne turque TRT, M. Lavrov a déclaré que « cette question n'a plus été soulevée depuis longtemps », sans toutefois affirmer explicitement si les nouvelles autorités syriennes ont abandonné toute tentative de poursuites contre Assad, comme cela a été rapporté dans certains médias.
« Nos partenaires sont pleinement conscients des circonstances entourant l'arrivée de M. Assad et de sa famille dans la Fédération de Russie en décembre 2024 », a ajouté M. Lavrov.
Malgré l'ambiguïté des déclarations de Moscou, il demeure incertain de savoir si le nouveau gouvernement syrien cherche activement à obtenir l'extradition du président déchu ou si la Russie a rejeté une telle demande.
Depuis le renversement de l'ancien régime le 8 décembre 2024, l'actuel président syrien Ahmad el-Chareh et d'autres hauts responsables se sont rendus à plusieurs reprises en Russie, dont deux fois au cours des quatre derniers mois. La question du maintien des bases militaires russes en Syrie a été de nouveau abordée au cours des derniers pourparlers tenus plus tôt cette semaine à Moscou. Il convient de signaler que des retraits de troupes russes ont été observés ces derniers jours dans plusieurs régions syriennes, en particulier dans le nord-est du pays, en proie à des affrontements entre l'armée gouvernementale syrienne et les combattants kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS).


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