Rechercher
Rechercher

Culture - Cinéma

Que faire après la chute ? : « Un simple accident », le film de Jafar Panahi sur l’Iran d’après

Le dernier opus du réalisateur iranien représentera la France aux Oscars 2026. Retour sur une fable morale, qui pour la première fois permet d’entrevoir à quoi ressemblerait le pays post-République islamique.

Que faire après la chute ?  : « Un simple accident », le film de Jafar Panahi sur l’Iran d’après

Dans « Un simple accident », de Jafar Panahi, un van traverse le désert aux abords de Téhéran, transformant la route en espace de doute moral et de mémoire traumatique. Photo Les Films Pelléas

Tout part d’un « simple accident », selon le père de cette famille iranienne, que tout ramène à première vue à la banalité. Une petite fille qui chahute à l’arrière de la voiture, une mère attendrie et un père qui vient d’écraser un pauvre chien sur la route alors qu’ils roulaient de nuit aux abords de Téhéran. Le moteur se met alors à tousser, poussant la petite troupe à s'arrêter pour demander de l’aide dans un petit local.Brutalement, la caméra change d’angle pour se placer derrière Vahid, un employé du magasin où s’est arrêtée la voiture. Son sang se glace, il reconnaît ce père de famille avant même de le voir. Ce grincement que produit sa prothèse de jambe à chaque pas, il en est sûr, c’est celui d’Eghbal – dit « la Guibole » – son geôlier et bourreau quand il était prisonnier des mollahs. S'ensuit un road movie presque...
Tout part d’un « simple accident », selon le père de cette famille iranienne, que tout ramène à première vue à la banalité. Une petite fille qui chahute à l’arrière de la voiture, une mère attendrie et un père qui vient d’écraser un pauvre chien sur la route alors qu’ils roulaient de nuit aux abords de Téhéran. Le moteur se met alors à tousser, poussant la petite troupe à s'arrêter pour demander de l’aide dans un petit local.Brutalement, la caméra change d’angle pour se placer derrière Vahid, un employé du magasin où s’est arrêtée la voiture. Son sang se glace, il reconnaît ce père de famille avant même de le voir. Ce grincement que produit sa prothèse de jambe à chaque pas, il en est sûr, c’est celui d’Eghbal – dit « la Guibole » – son geôlier et bourreau quand il était...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut