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« Il y a un problème avec le Hezbollah, et nous verrons ce qu’il adviendra », répète Trump


« Il y a un problème avec le Hezbollah, et nous verrons ce qu’il adviendra », répète Trump

Le président américain, Donald Trump, prononce une allocution spéciale lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF) à Davos, le 21 janvier 2026. Photo Mandel NGAN / AFP

Le président américain, Donald Trump, a mentionné le Hezbollah mercredi en marge du Forum économique de Davos, répétant qu’il s’agit d’un « problème », tout en restant une nouvelle fois évasif, alors que le Liban craint toujours une offensive israélienne d’envergure sur le pays.

« Il y a un problème avec le Hezbollah au Liban, et nous verrons ce qu’il adviendra là-bas — mais c’est un problème » a-t-il lancé, dans une réponse à une question portant sur l’avenir de la bande de Gaza. Une phrase qui rappelle celle prononcée fin décembre, après sa rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. « Le Hezbollah s’est mal comporté, donc nous verrons ce qui se passera » avait-il alors déclaré.

Tandis que l'armée libanaise dit avoir achevé le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, le parti chiite pro-iranien refuse toujours de remettre ses armes au nord de cette zone, pour laquelle la troupe doit préparer un plan. L'armée israélienne continue pour sa part d'occuper au moins cinq points au Liban-Sud, et de bombarder quotidiennement le Liban-Sud et la Békaa, arguant du refus du parti chiite de se désarmer. Des frappes particulièrement destructrices ont eu lieu mercredi soir.

Le Hamas est né « les armes à la main »

Avant d'évoquer le Hezbollah, le président américain s'est arrêté sur le désarmement du Hamas, prévu par l'accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, entré en vigueur le 10 octobre 2025. « Je pense que nous avons la paix au Moyen-Orient. Il existe encore certaines noeuds, comme le Hamas, qui a accepté de déposer les armes. Vous savez, ils sont nés avec une arme à la main, donc ce n’est pas facile. (…) Nous saurons dans les deux ou trois prochains jours, et très certainement au cours des trois prochaines semaines, s’ils le feront ou non. Et s’ils ne le font pas, ils seront balayés très rapidement » a déclaré Donald Trump.

« Il y a encore ces petites étincelles, mais il y a désormais la paix au Moyen-Orient » a-t-il encore affirmé, ajoutant que l’Iran « n’est plus le tyran du Moyen-Orient », après les frappes américaines contre les installations nucléaires en juin 2025, lors de la guerre ayant duré douze jours entre Israël et l'Iran. « L’Arabie saoudite, les Émirats et le Qatar, ainsi que d’autres pays, n’auraient jamais rien signé s’il y avait eu ce « nuage sombre » : un Iran doté de l’arme nucléaire. Si nous ne les avions pas neutralisés, ils auraient obtenu l’arme nucléaire en deux mois » s'est encore félicité le locataire de la Maison-Blanche. Les pays du Golfe cités n'ont pas signé l'accord de paix à Gaza, à l'exception du Qatar, engagé en tant que médiateur clé des négociations et garant entre Israël et le Hamas. Ils sont, à des degrés divers, partie prenante des négociations autour de l'avenir de la bande de Gaza, où une Force internationale de stabilisation doit se déployer, dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu.

L'Iran a connu un vaste mouvement de contestation en janvier, au cours duquel 3.117 personnes ont été tuées, selon la télévision d'Etat iranienne mercredi. Selon l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, dont les chiffres sont cités par l'ONU, au moins 3.428 manifestants ont été tués mais le bilan pourrait même dépasser les 20.000 morts. Le président américain n'est pas intervenu auprès des manifestants, malgré ses menaces, notamment sous pression des pays du Golfe, et dans une certaine mesure d'Israël.

Le président américain, Donald Trump, a mentionné le Hezbollah mercredi en marge du Forum économique de Davos, répétant qu’il s’agit d’un « problème », tout en restant une nouvelle fois évasif, alors que le Liban craint toujours une offensive israélienne d’envergure sur le pays.« Il y a un problème avec le Hezbollah au Liban, et nous verrons ce qu’il adviendra là-bas — mais c’est un problème » a-t-il lancé, dans une réponse à une question portant sur l’avenir de la bande de Gaza. Une phrase qui rappelle celle prononcée fin décembre, après sa rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. « Le Hezbollah s’est mal comporté, donc nous verrons ce qui se passera » avait-il alors déclaré. Lire aussi « Mécanisme » à l'arrêt et négociations avec Israël gelées...