La pollution à Gabès sur la côte tunisienne, un dossier brûlant en attente
Des manifestations secouent la ville côtière tunisienne depuis des mois en raison des conséquences de plus en plus néfastes de l’activité du Groupe chimique tunisien.
L'OLJ / Lilia BLAISE, de Gabès,
le 18 janvier 2026 à 00h00
Un manifestant tient une affiche antipollution lors d'un rassemblement contre les conséquences de l'activité du Groupe chimique tunisien à Gabès, sur la côte tunisienne, le 17 décembre 2025. Photo Lilia Blaise/L'Orient-Le Jour
« Imaginez, il y a cinquante ans, on se baignait ici, maintenant personne n’ose s’en approcher », se désole Salah Ghouma en contemplant la plage de Chott Salem, à Gabès. Sur le sable, une tortue échouée fait face aux infrastructures imposantes du Groupe chimique tunisien. « Ce n’est pas la première fois, tout meurt ici, des fois vous avez des centaines de poissons morts rejetés par l’eau à cause de tout ce que le groupe déverse dans la mer », explique le président du syndicat des marins pêcheurs de la ville côtière du sud de la Tunisie. L’entreprise publique, qui transforme de l’acide phosphorique en engrais, produit des déchets de phosphogypse contenant radionucléides et terres rares très toxiques, ayant causé la mort de près de 93 % de la biodiversité marine, selon les militants antipollution sur place. Et son activité touche aussi...
« Imaginez, il y a cinquante ans, on se baignait ici, maintenant personne n’ose s’en approcher », se désole Salah Ghouma en contemplant la plage de Chott Salem, à Gabès. Sur le sable, une tortue échouée fait face aux infrastructures imposantes du Groupe chimique tunisien. « Ce n’est pas la première fois, tout meurt ici, des fois vous avez des centaines de poissons morts rejetés par l’eau à cause de tout ce que le groupe déverse dans la mer », explique le président du syndicat des marins pêcheurs de la ville côtière du sud de la Tunisie. L’entreprise publique, qui transforme de l’acide phosphorique en engrais, produit des déchets de phosphogypse contenant radionucléides et terres rares très toxiques, ayant causé la mort de près de 93 % de la biodiversité marine, selon les militants antipollution sur...
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