Un garçon palestinien déplacé transporte de l’eau dans un camp de tentes, après que les États-Unis ont annoncé mercredi le lancement de la deuxième phase de leur plan visant à mettre fin à la guerre à Gaza, dans la ville de Gaza, le 15 janvier 2026. Photo Reuters/Dawoud Abu Alkas
« On ne peut pas attendre »: de retour de sa troisième mission dans la bande de Gaza, le directeur éxecutif du Bureau des Nations unies pour les services d'appui aux projets (UNOPS), Jorge Moreira da Silva, a alerté sur l'urgence de la reconstruction.
Tout en salut le lancement la deuxième phase du plan américain pour Gaza comme un « moment historique », il a souligné le besoin d'agir vite face à à la « destruction totale » du territoire palestinien après deux ans de guerre.
S'exprimant auprès d'une poignée de journalistes dont l'AFP, il a décrit des habitants vivant dans des conditions « inhumaines », évoquant l'absence de traitement des eaux usées, les très faibles ressources en électricité, et le cas de personnes vivant dans des bâtiments partiellement détruits et menaçant de s'effondrer. Sur le terrain, les journalistes de l'AFP dans la bande de Gaza témoignent également d'une situation humanitaire particulièrement dégradée.
La guerre entre Israël et le Hamas, déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste sur le sol israélien le 7 octobre 2023, a ravagé la bande de Gaza, un territoire déjà en souffrance notamment en raison de précédents bombardements, mais aussi du blocus imposé par Israël depuis 2007.
M. Moreira da Silva a rappelé que les Nations unies, l'Union européenne et la Banque mondiale chiffraient les besoins à plus de 52 milliards de dollars. Entre autres défis soulignés par le responsable onusien, la présence de 60 millions de tonnes de décombres sur le territoire, recouvrant « des munitions non explosées, des déchets dangereux et, malheureusement, des dépouilles de personnes ».
Il a cité parmi les nombreuses priorités l'accès régulier au carburant, ressource essentielle à Gaza qui en dépend pour faire tourner les générateurs électriques alimentant la majeure partie du territoire, le déminage, ou encore la reconstruction des réseaux d'approvisionnement en eau.
Il a aussi insisté sur la nécéssaire levée des restrictions sur l'entrée de l'aide, comme le réclament depuis des mois l'ensemble des ONG opérant à Gaza, qui déplorent leurs difficultés à faire entrer le matériel nécessaire. Israël rejette ces accusations et affirme superviser l'entrée des biens dans la bande de Gaza afin de garantir sa sécurité.


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