Netanyahu aurait lui aussi demandé à Trump de reporter toute attaque contre l’Iran, selon le New York Times
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, aurait demandé mercredi au président Donald Trump de « reporter tout projet d’attaque militaire américaine » contre l’Iran, a indiqué jeudi un haut responsable américain au New York Times. Aucune raison n’a été divulguée.
Selon nos informations, l’Arabie saoudite a joué un rôle essentiel, aux côtés du Qatar et du sultanat d’Oman, pour dissuader le président américain d'attaquer l'Iran. Une source diplomatique a indiqué à L’OLJ que le principal bénéficiaire d'une attaque iranienne aurait été Israël, « ce qui ne servirait les intérêts d’aucun pays de la région. »
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La Maison Blanche assure que l'Iran a suspendu 800 exécutions qui étaient prévues mercredi
La porte-parole de la Maison Blanche a assuré que l'Iran avait renoncé à 800 exécutions de manifestants initialement prévues mercredi et affirmé que « toutes les options » restaient sur la table côté américain.
Karoline Leavitt a ajouté que Donald Trump avait averti Téhéran de « sérieuses conséquences » si la répression des manifestations continuait. Elle a aussi confirmé que le président américain avait eu une conversation avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui, selon le New York Times, lui a demandé de ne pas intervenir militairement en Iran.
Frappes en série sur la Békaa : l’armée israélienne dit avoir visé des infrastructures du Hezbollah, et vante des « mesures pour réduire le risque de dommages aux civils »
L’armée israélienne dit avoir mené jeudi des frappes contre des infrastructures du Hezbollah, dont « plusieurs dépôts d’armes (...) dans plusieurs zones du sud du Liban », dans un communiqué publié en soirée sur X, en hébreu. Elle précise qu’une frappe a « ciblé un dépôt d’armes souterrain servant au stockage de matériel militaire appartenant à l’organisation. »
Ayant mené deux séries de frappes sur la Békaa-Ouest après avoir émis des avis d'évacuation, ainsi que des frappes d’avertissement, l’armée israélienne a vanté de « nombreuses mesures prises afin de réduire le risque de dommages aux civils. » Les immeubles visés ont été complètement détruits, et une école publique a été endommagée, selon notre correspondante dans la région.
L’armée israélienne mène une série de frappes sur les hauteurs du Hermel
Une série de frappes israéliennes a visé les hauteurs de Hermel, et plus précisément la région de Ras el-Assi, rapporte notre correspondante dans la région, Sarah Abdallah. Les frappes n'ont pas fait de victimes.
Contrairement aux frappes précédentes sur la Békaa, aucun avis d’évacuation n'a été émis cette fois-ci en amont.
Rima Karamé condamne les frappes israéliennes près des écoles à Sohmor et Mechghara
La ministre de l’Éducation Rima Karamé a condamné « le bombardement israélien d’un bâtiment proche de l’école publique de Sohmor, qui accueille des centaines d’élèves, ainsi que d’un autre immeuble près d’une école à Machghara ».
Elle a appelé « la communauté internationale et les pays influents à mettre fin à ces attaques qui ne ménagent ni les écoles ni les bâtiments résidentiels », en demandant « d’exercer une pression forte pour arrêter l’agression et la menace, et de protéger les bâtiments scolaires des opérations militaires ».
Iran : Washington sanctionne des Iraniens accusés d'orchestrer la répression des manifestants
Le gouvernement américain a annoncé jeudi des sanctions économiques à l'encontre de plusieurs responsables sécuritaires iraniens accusés de coordonner la répression des manifestations dans le pays. « Les dirigeants iraniens ont répondu brutalement aux manifestations pacifiques par des actes de violence, allant de tueries massives dans les rues à des attaques contre des victimes blessées et des hôpitaux », a dénoncé dans un message vidéo le ministre américain des Finances, Scott Bessent.
En réponse, le Trésor impose une nouvelle série de sanctions économiques contre les intérêts iraniens. Est en particulier visé Ali Larijani, à la tête de la plus haute instance de sécurité en Iran en tant que secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale. Sont aussi sanctionnés quatre responsables sécuritaires opérant à l'échelle régionale en Iran.
Les sanctions américaines entraînent le gel de l'ensemble des avoirs détenus aux Etats-Unis par les personnes et entités visées. Elles interdisent aussi à toute entreprise ou citoyen américain de faire des affaires avec elles, au risque d'être à leur tour frappés par des sanctions.
Békaa-Ouest : L’armée israélienne frappe les deux bâtiments menacés à Machghara
L’armée israélienne a frappé les deux bâtiments menacés à Machghara, dans la Békaa-Ouest, rapporte notre correspondante dans la région. Deux frappes d’avertissement avaient été effectuées au préalable.
Frappes à Sohmor : les deux bâtiments visés complètement détruits, une école publique à proximité subit d’importants dégâts
Suites aux frappes à Sohmor, dans la Békaa-Ouest, les deux immeubles visés ont été complètement détruits, rapporte notre correspondante dans la région. L’une d’elle abritait plusieurs logements, précise-t-elle. L’école publique située à proximité de l’autre a subi d’importants dégâts.
Après deux frappes à Sohmor, l’armée israélienne lance un avis d’évacuation à Machghara
Le porte-parole arabophone de l’armée israélienne a émis un nouvel avis d’évacuation, cette fois-ci à l’adresse des habitants de Machghara, dans la Békaa-Ouest. Il affirme que « l’armée israélienne mènera, dans un avenir très proche, des frappes contre des infrastructures militaires appartenant au Hezbollah, afin de contrer ses tentatives de reprendre ses activités dans la région ».
Il appelle par ailleurs les habitants de deux immeubles indiqués en rouge sur les deux cartes jointes à son message publié sur X, ainsi que ceux des bâtiments adjacents, à évacuer les lieux.
Des drones continuent de survoler intensivement la ville de Sohmor, a rapporté notre correspondant dans la Békaa, Sarah Abdallah.
L'armée israélienne a annoncé, dans un communiqué, mener des frappes contre le Hezbollah dans plusieurs régions du Liban. Elle a précisé que cette action faisait suite à ce qu'elle a qualifié de « violations répétées des accords de cessez-le-feu » par le Hezbollah.
L’armée israélienne a frappé les deux bâtiments menacés à Sohmor, dans la Békaa-Ouest, plus d'une heure après avoir émis des avis d'évacuation, rapporte notre correspondante dans la région
Des avions de guerre israéliens ont visé l’un des deux bâtiments menacés dans la localité de Sohmor, dans la Békaa-Ouest, rapporte notre correspondante.
A Sohmor, des habitants quittent la zone menacée et interpellent l’armée
Les habitants de la région menacée dans la localité de Sohmor (Békaa) fuient la zone, vers celle voisine de Qaraoun, et lancent un appel à l’armée libanaise pour qu’elle intervienne avant le bombardement des deux immeubles menacés par l’armée israélienne, rapporte notre correspondante dans la région.
En décembre, l’armée israélienne avait renoncé à bombarder un bâtiment de la localité de Yanouh (Tyr) qu'elle avait appelé à évacuer, après que la maison avait été fouillée par l'armée libanaise.
Un employé du Croissant-Rouge iranien tué
La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a annoncé qu'un employé du Croissant-Rouge iranien avait été « tué » et que cinq autres avaient été blessés dans l'exercice de leurs fonctions dans la province iranienne de Gilan, le 10 janvier.
Dans un communiqué, la FICR se dit ainsi « profondément attristée par le meurtre d'Amir Ali Latifi » et par « les blessures infligées » aux cinq autres employés du Croissant-Rouge iranien, sans donner de précision sur les circonstances.
Baisse du niveau d’alerte sécuritaire sur la base aérienne américaine d’Al-Udeid, au Qatar
Le niveau d’alerte sécuritaire sur la base aérienne américaine d’Al-Udeid, au Qatar, a été abaissé après avoir été relevé mercredi, ont indiqué jeudi à Reuters trois sources informées de la situation.
Des avions américains qui avaient été déplacés hors de la base d’Al-Udeid mercredi sont progressivement en train d’y revenir, a précisé l’une de ces sources. Les deux autres sources, des diplomates s’exprimant sous couvert d’anonymat, ont indiqué qu’une partie du personnel à qui il avait été conseillé de quitter la base mercredi a également été autorisée à y retourner.
L’ambassade des États-Unis au Qatar, sollicitée par Reuters, n’a pas souhaité commenter.
L'Arabie saoudite, le Qatar et Oman auraient convaincu Trump de « donner une chance » à l’Iran
L'Arabie saoudite, le Qatar et Oman ont oeuvré pour dissuader le président américain Donald Trump d'attaquer l'Iran et mis en garde contre « de graves répercussions pour la région », a déclaré jeudi à l'AFP un haut responsable saoudien.
Les trois pays du Golfe « ont mené des efforts diplomatiques intenses de dernière minute pour convaincre le président Trump de donner à l'Iran une chance de montrer ses bonnes intentions », a déclaré ce responsable sous couvert d'anonymat.
« La communication se poursuit pour consolider la confiance acquise et le climat positif actuel », a-t-il ajouté.
L'armée israélienne appelle à évacuer deux bâtiments de Sohmor, dans la Békaa-Ouest
L'armée israélienne a appelé à évacuer deux bâtiments de Sohmor, dans la Békaa-Ouest, avant une « attaque ». Dans une publication sur X, le porte-parole arabophone de l'armée israélienne, Avichay Adraee, a indiqué que ces bâtiments abritent des « infrastructures militaires du Hezbollah ».
Accompagnant son message de menace de deux cartes, il a localisé en rouge deux immeubles et appelé les habitants à s'en éloigner de 300 mètres. Les deux immeubles sont éloignés l’un de l'autre d’un peu plus d’un kilomètre, rapporte notre correspondante dans la région, Sarah Abdallah. L’un se situe à proximité d’une station service et d’une entreprise dans le commerce du bois, tandis que l’autre se situe à proximité de l’école publique de Sohmor et d’une librairie.
Des mises en garde similaires avaient été lancées dimanche, le 11 janvier, et avant cela le 5, alors qu'Israël fait pression pour un désarmement rapide du Hezbollah dans tout le Liban.
Trump aurait informé l’Iran que les États-Unis n’attaqueront pas le pays, selon l’envoyé iranien au Pakistan
Le président américain Donald Trump aurait informé l’Iran que les États-Unis n’attaqueront pas le pays, a révélé l'envoyé iranien au Pakistan, Reza Amiri Moghadam, au journal pakistanais Dawn. L’envoyé aurait reçu, « vers 1h du matin » (vers 22 heures dans la soirée de mercredi au Liban), des informations indiquant que M. Trump « ne souhaitait pas la guerre et avait demandé à l'Iran de ne pas attaquer les intérêts américains dans la région. » Il a également affirmé, emboîtant le pas au ministère des Affaires étrangères de son pays, que la situation était désormais « totalement sous contrôle », ajoutant qu’il n’y avait « aucune manifestation » en Iran pour le moment.
Donald Trump a menacé à plusieurs reprises cette semaine d'intervenir militairement pour mettre fin à la répression du mouvement de contestation en Iran, l'un des plus importants depuis la proclamation de la République islamique en 1979.
Le Portugal ferme son ambassade en Iran
Le gouvernement portugais a annoncé la fermeture « temporaire » de son ambassade à Téhéran en raison du « contexte de tension » en Iran, et déconseillé ses ressortissants de se rendre dans le pays, indique l’AFP. La fermeture de l'ambassade a été décidée mercredi, a précisé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Huit ressortissants portugais ont déjà quitté l'Iran et d'autres se préparent à le faire à leur tour, dans le cadre de « démarches confidentielles pour des raisons de sécurité », a-t-il précisé. Dix autres portugais, dont sept binationaux, ont en revanche choisi de rester en Iran, a ajouté le ministère.
Les États-Unis et le Royaume-Uni émettent des avertissements de voyage pour Israël
Les États-Unis et le Royaume-Uni ont émis des avertissements concernant les voyages vers Israël, sur fond de tensions persistantes entre Washington et Téhéran, rapporte The Times of Israel.
L’ambassade des États-Unis à Jérusalem a publié une alerte de sécurité appelant les ressortissants américains, « compte tenu des tensions régionales en cours », à revoir leurs projets de voyage en prévision d’éventuelles perturbations et à prendre les décisions appropriées pour eux-mêmes et leurs familles. De son côté, le Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO) britannique a déconseillé « tout déplacement non essentiel vers Israël » dans le contexte actuel.
Ces mises en garde interviennent quelques jours après que le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti qu’Israël, ainsi que les bases et navires américains, constitueraient des « cibles légitimes » en cas d’attaque contre l’Iran.
Araghchi appelle ben Farhane et affirme que l'Iran « se défendra contre toute menace étrangère »
L'Iran se défendra « contre toute menace étrangère », a dit son ministre des Affaires étrangères à son homologue saoudien, tandis que Washington n'écarte pas l'option militaire en réponse à la répression des manifestations par Téhéran.
Le ministre iranien, Abbas Araghchi, a souligné lors d'un entretien téléphonique avec le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Fayçal ben Farhane, « l’importance d'une condamnation internationale de toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures des pays de la région », selon un communiqué publié sur Telegram et repris par l’AFP. L'agence officielle saoudienne SPA a confirmé cet appel, indiquant que les deux responsables avaient discuté « des moyens de renforcer » la sécurité de la région.
En carte : l'évolution du mouvement de contestation en Iran depuis le 29 décembre 2025
La Turquie « s’oppose à toute opération militaire en Iran »
La Turquie est « opposée à toute opération militaire en Iran », a prévenu son ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan lors d'une conférence de presse.
« Nous nous opposons à toute opération militaire que ce soit en Iran. Nous pensons que l'Iran doit être capable de résoudre ses problèmes tout seul », a insisté le ministre pour qui les protestations ne sont pas un « soulèvement contre le pouvoir » mais des manifestations liées à la crise économique en Iran, rapporte l’AFP. La Turquie appelle au « dialogue » avec les Etats-Unis notamment pour résoudre la crise en Iran, a-t-il poursuivi. « Nous poursuivrons nos efforts diplomatiques. Nous espérons que les États-Unis et l'Iran régleront cette question entre eux, soit par des médiateurs, d'autres acteurs ou un dialogue direct », a déclaré le ministre, assurant suivre « ces développements de près ». « La déstabilisation de l'Iran affecterait toute la région », a-t-il estimé.
Le sénateur US et Lindsey Graham et Reza Pahlavi s’affichent sous le slogan « Make Iran Great Again »
Le sénateur américain Lindsey Graham et Reza Pahlavi, fils de l’ancien chah d’Iran chassé du pouvoir en 1979 et figure de l’opposition iranienne en exil aux États-Unis, ont affiché leur soutien au peuple iranien et leur opposition au « régime brutal », dans une vidéo publiée sur le compte X du sénateur, dans laquelle ils apparaissent côte à côte. Sur la table devant eux sont posées des casquettes portant le slogan « Make Iran Great Again », en référence au célèbre slogan de Donald Trump, « Make America Great Again » (« Rendre sa grandeur à l’Amérique »).
S'adressant au « prince héritier d’Iran », M. Graham a affirmé qu'il reviendra aux Iraniens de choisir leur prochain dirigeant, et j’attends avec impatience qu’ils en aient l’occasion. Vous êtes l’homme pour cette occasion ».
De son côté, Reza Pahlavi a estimé que « la fin de la nuit sombre est la lumière », affirmant que « pour la première fois, nous sommes si proches de la victoire ». « Vous avez été témoins de la résilience de mes compatriotes. Ils mènent un combat courageux, et toute marque de solidarité ne peut que les aider à atteindre cet objectif plus rapidement », a-t-il déclaré. « Je me suis engagé toute ma vie à servir la nation. J’espère que le peuple iranien bénéficiera d’une liberté totale et aura le choix », a-t-il ajouté.
L'Iran dément qu'Erfan Soltani ait été condamné à mort
L'Iran a démenti qu'Erfan Soltani, arrêté samedi pendant des « émeutes », ait été condamné à mort et puisse être exécuté, comme le craignaient Washington et des organisations de défense des droits de l'homme, rapporte l’AFP.
Erfan Soltani est incarcéré à la prison de Karaj, près de Téhéran, et accusé de rassemblements contre la sécurité nationale et de propagande contre le système, a déclaré l'agence du pouvoir judiciaire, Mizan online. « S’il est reconnu coupable il sera condamné à une peine de prison, car la loi ne prévoit pas la peine capitale pour ces chefs d'accusation », a ajouté Mizan.
Face aux tensions, des mesures de sécurité prises pour les troupes américaines et les ressortissants étrangers
Alors que le ton était monté mercredi entre Téhéran et Washington, l'Iran menaçant de bombarder des bases américaines au Moyen-Orient en cas d'attaques, le Qatar a fait état du départ d'une partie du personnel de la base américaine d'Al-Udeid, la plus importante au Moyen-Orient. En parallèle, le Royaume-Uni a annoncé avoir « fermé temporairement » son ambassade à Téhéran, tandis que l'Espagne et l'Inde ont appelé leurs ressortissants à quitter l'Iran.
Réunion du Conseil de sécurité de l'ONU dans la journée
Le Conseil de sécurité des Nations unies prévoit de se réunir dans la journée, à la demande des Etats-Unis, pour « un briefing sur la situation en Iran », a annoncé un porte-parole de la présidence somalienne.
La répression pourrait être « la plus violente » de l'histoire contemporaine de ce pays, a déploré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, exhortant les autorités à y mettre fin « impérativement ».
« Pas de pendaison » mercredi ou jeudi, affirme Araghchi
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a, lui, affirmé qu'il n'y aurait « pas de pendaison aujourd'hui (mercredi) ou demain (jeudi) » dans une interview accordée à la chaîne américaine Fox News. Les autorités iraniennes avaient annoncé des exécutions et pendaisons « rapides » de manifestants. Peu avant, M. Araghchi avait affirmé que « le calme règne » à présent dans le pays, et les autorités ont le « contrôle total » de la situation.
Selon l'ONG Hengaw, basée en Norvège, l'exécution d'un Iranien de 26 ans arrêté au cours des manifestations, Erfan Soltani, prévue hier, a été reportée mais sa vie reste en danger.
« Tout individu présent dans les rues depuis le 8 janvier est sans aucun doute considéré comme un criminel », avait pour sa part lancé hier le ministre de la Justice, Amin Hossein Rahimi, à des médias.
Bilan « minimal absolu » de 3.428 manifestants tués, selon une ONG
Selon le dernier bilan de l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, au moins 3.428 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement, le 28 décembre. « Ce chiffre est un minimum absolu », avertit l'organisation, qui fait aussi état de plus de 10.000 arrestations.
Les autorités ne fournissent pas de bilan officiel à ce stade, l'identification des victimes étant toujours en cours, a précisé un autre haut responsable.
Trump affirme que les « tueries » en Iran ont pris fin, sans fermer la porte à une intervention
Cette fermeture temporaire de l'espace aérien a eu lieu alors que Donald Trump avait affirmé hier soir que « les tueries » en Iran avaient « pris fin » après la répression de manifestations par les autorités, tout en entretenant le flou sur une éventuelle intervention militaire américaine, indiquant que Washington suivrait de près la situation.
« Nous avons été informés par des sources très importantes de l'autre côté, et elles ont dit que les tueries ont pris fin », a déclaré le président américain lors d'un événement à la Maison Blanche, précisant que ces mêmes sources avaient affirmé que les exécutions prévues de manifestants n'auraient finalement « pas lieu ». Interrogé par un journaliste de l'AFP pour savoir si une intervention militaire américaine était désormais écartée, Donald Trump a répondu : « On observera ça et on verra quelle est la suite. » Le président américain s’est également montré, dans un entretien à Reuters, « évasif » sur ce qu’il souhaite réellement voir se produire en Iran, se refusant à appeler au renversement des dirigeants en place. Il a également décliné tout soutien à Reza Pahlavi, fils de l’ancien chah d’Iran chassé du pouvoir en 1979 et figure de l’opposition iranienne en exil aux États-Unis, comme éventuel futur dirigeant. « Je ne sais pas comment il serait perçu dans son propre pays, et nous n’en sommes pas encore là », a déclaré Donald Trump. « Nous devons avancer au jour le jour », a-t-il poursuivi.
Après l'avoir fermé pendant la nuit, l'Iran rouvre son espace aérien
L’Iran a rouvert son espace aérien après une fermeture d’environ cinq heures, sur fond de préoccupations d'éventuelles attaques entre les Etats-Unis et l'Iran, rapporte Reuters. Cette fermeture avait contraint des compagnies aériennes à annuler, dérouter ou retarder certains vols.
L’Iran avait indiqué, dans un avis publié par l’Administration fédérale de l’aviation américaine (FAA), qu’il avait fermé son espace aérien à tous les vols, à l’exception des vols internationaux à destination et en provenance de l’Iran disposant d’une autorisation officielle, à partir de 22h15 GMT. L’interdiction devait durer un peu plus de deux heures, jusqu'à 00h30 GMT, mais elle a ensuite été prolongée jusqu'à 03h30 GMT.
Bonjour et bienvenue dans notre couverture en direct de la situation au Moyen-Orient. Nous y suivrons, entre autres, ce jeudi les suites du mouvement de contestation en Iran, et les menaces américaines de frappes sur le pays.
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