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Dernières Infos - manifestations en iran

Les « émeutiers » ne doivent pas semer le trouble, dit le président Pezeshkian


Le président iranien Massoud Pezeshkian s’adresse à l’Assemblée générale des Nations Unies (ONU) lors de la 80e session de l’événement annuel, le 24 septembre 2025 à New York. Photo d'archives Spencer PLATT / Getty Images via AFP

Les « émeutiers » ne devraient pas être autorisés à semer le trouble dans la société iranienne, a déclaré dimanche le président Massoud Pezeshkian, dans sa première prise de parole depuis l'intensification ces derniers jours de la contestation contre le pouvoir. Le mouvement, initialement déclenché à Téhéran le 28 décembre par des commerçants devant la cherté de la vie et la dépréciation de la monnaie, a gagné de nombreuses autres villes, des Iraniens réclamant désormais ouvertement la fin de la République islamique proclamée en 1979.

« Le peuple ne devrait pas permettre aux émeutiers de déstabiliser la société. Le peuple devrait avoir confiance en notre volonté d'instaurer la justice », a affirmé M. Pezeshkian dans une interview diffusée par la télévision d'État Irib. « Manifester est un droit du peuple », a-t-il ajouté établissant une distinction entre la colère suscitée par la grave crise économique que traverse le pays et les « émeutiers ». Il a appelé les Iraniens à « s'unir et ne pas laisser ces personnes semer l'émeute ». « Si les gens ont des préoccupations, nous les entendrons, c'est notre devoir de les écouter et de résoudre leurs problèmes. Toutefois, notre devoir premier est de ne pas laisser les émeutiers venir perturber la société », a-t-il insisté.

Massoud Pezeshkian a accusé les États-Unis et Israël de « chercher à aggraver ces troubles ». « Ils ont recruté et formé certaines personnes, à l'intérieur comme à l'extérieur (...) fait entrer des terroristes depuis l'étranger ».

Le président américain Donald Trump a répété samedi que Washington se tenait « prêt à aider » les manifestants « aspirant à la liberté ». Il avait auparavant menacé de « frapper très fort » le pays en cas de vague de répression meurtrière. En Iran, où internet est coupé depuis plus de 60 heures, la mobilisation ne faiblit pas.

Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux ont montré de grandes foules défilant dans la nuit de samedi à dimanche dans plusieurs villes iraniennes, notamment la capitale Téhéran et Machhad, dans l'est du pays. La télévision d'État a diffusé des images de bâtiments publics en feu et les autorités ont affirmé que des membres des forces de sécurité avaient été tués.


Les « émeutiers » ne devraient pas être autorisés à semer le trouble dans la société iranienne, a déclaré dimanche le président Massoud Pezeshkian, dans sa première prise de parole depuis l'intensification ces derniers jours de la contestation contre le pouvoir. Le mouvement, initialement déclenché à Téhéran le 28 décembre par des commerçants devant la cherté de la vie et la dépréciation de la monnaie, a gagné de nombreuses autres villes, des Iraniens réclamant désormais ouvertement la fin de la République islamique proclamée en 1979.« Le peuple ne devrait pas permettre aux émeutiers de déstabiliser la société. Le peuple devrait avoir confiance en notre volonté d'instaurer la justice », a affirmé M. Pezeshkian dans une interview diffusée par la télévision d'État Irib. « Manifester est...