Un papier affiché sur un mur, sur lequel on peut lire : "Grève". Photo ANI
Les fonctionnaires entameront une grève mardi jusqu'à dimanche prochain afin de réclamer une amélioration de leurs conditions salariales, dans un Liban toujours plongé dans une crise économique depuis 2019.
« Nous annonçons un arrêt du travail à partir du mardi jusqu’au dimanche inclus pour protester contre le fait que le gouvernement ignore nos revendications légitimes et refuse de corriger les salaires et les pensions », a souligné samedi la Ligue des fonctionnaires dans un communiqué. « Ce que vivent les employés de l’administration publique n’est plus supportable », a-t-elle ajouté, appelant le gouvernement de Nawaf Salam à « rétablir le pouvoir d’achat des salariés » de sorte qu'il revienne à son taux d'avant la crise. Le texte appelle aussi le cabinet « à maintenir l’ensemble des droits et des prestations perçus par les travailleurs de l’administration publique et à les intégrer au salaire de base jusqu’à l’adoption d’une nouvelle échelle et des salaires équitable ». Il souligne enfin la nécessité « d'adopter une charte de retraite pour les contractuels dans les administrations publiques ».
Les salaires dans le secteur public constituent l’un des principaux défis du gouvernement. Non seulement ils n’ont pas suivi le rythme de l’inflation, mais la fonction publique est également critiquée pour sa taille importante, son inefficacité et son coût élevé. Avant la crise économique, les salaires du public représentaient environ un tiers du budget de l’État, soit quelque 15 milliards de dollars. Le nombre total de fonctionnaires, qui comprend les forces armées, est estimé entre 200 000 et 300 000 personnes.