Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, accompagné du président de la municipalité de Beyrouth, Ibrahim Zeidan (d.) et du président du Conseil du développement et de la reconstruction, Mohammad Ali Kabbani (g.), au Bois des Pins de la capitale, le dimanche 4 janvier 2026. Photo publiée sur le compte de Nawaf Salam/ @nawafsalam
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a annoncé sur son compte X avoir effectué dimanche matin une visite « d'inspection » à « Horch Beyrouth », le Bois des Pins de la capitale, précisant que des « discussions se poursuivront la semaine prochaine sur les moyens de développer cet espace vert unique », dans l'objectif de «permettre à l’ensemble des Libanais de bénéficier pleinement de toutes ses potentialités environnementales et sociales».
M. Salam était accompagné du président de la municipalité de Beyrouth, Ibrahim Zeidan, et du président du Conseil du développement et de la reconstruction (CDR), Mohammed Ali Kabbani.
En septembre dernier, la première phase du projet de revitalisation du Bois des Pins avait été achevée, avec l'aménagement d’une piste cyclable de 1,7 km, une remise à niveau du skatepark, ainsi qu'une réhabilitation des sanitaires. Ce projet, prévu en trois phases et supervisé par l’Organisation internationale du travail (OIT), prévoit à terme la création d’un amphithéâtre, d’une bibliothèque et d’un nouvel espace vert. Il est financé par l’Union européenne.
Le Bois des Pins, jadis fleuron du patrimoine naturel de la capitale, fut aussi un symbole du déchirement libanais: situé sur l’ancienne ligne de démarcation, il a aussi été en grande partie détruit lors de l’incendie provoqué par les bombardements israéliens durant l'invasion de 1982. Après 1990, l’accès est resté strictement limité aux touristes étrangers et aux Libanais munis d’un permis spécial, la municipalité redoutant sa dégradation. À partir de 1992, un programme lancé à l'initiative du Conseil régional d'Île-de-France réussit à réhabiliter le bois et à le transformer en espace vert urbain. En 2015, grâce aux efforts de l'association Nahnoo, l'espace de « Horch Beyrouth » avait été partiellement ouvert au public et, un an après, ouvert tous les jours au public.



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