Le centre-ville de Beyrouth décoré pour les fêtes de fin d’année, le 14 décembre 2025. Photo Mohammad Azakir/Reuters
On le sait, les défis qui attendent le Liban et les Libanais en 2026 sont nombreux. Une fois n’est pas coutume, L’Orient-Le Jour a choisi de s’éloigner des péripéties politiques quotidiennes pour proposer un tour d’horizon auprès de plusieurs figures publiques, invitées à livrer leurs souhaits et résolutions – politiques et parfois personnelles – à l’aube de la nouvelle année.
Walid Joumblatt
Depuis l’ouverture du front de soutien au Hamas par le Hezbollah (octobre 2023), l’ex-chef du Parti socialiste progressiste a un principal souci : la fin de la guerre. « Je souhaite la paix tout simplement », dit-il. « Cette paix devrait être basée sur l’armistice de 1949 », ajoute M. Joumblatt, réitérant une position qu’il exprime depuis plusieurs semaines. Pour ce qui est des résolutions pour 2026, le leader de Moukhtara a déjà choisi sa bataille : « Les réformes, notamment au sein du secteur public. »
Tarek Mitri
Le vice-président du Conseil des ministres souhaite qu’« on puisse dire la vérité, mieux communiquer et mieux dialoguer entre les politiques et avec les Libanais. D’autant plus que les idées préconçues, la duplicité et la manipulation empoisonnent notre vie politique ». M. Mitri espère également que « notre gouvernement restera fidèle à ses engagements malgré toutes les pressions et les manigances ».
Adel Nassar
Le ministre de la Justice se dit déterminé à « poursuivre le processus d’édification d’un État » en 2026. Il y a aussi « la poursuite efficace de la redevabilité juste par voie judiciaire, et une prise de conscience nationale de l’importance de donner à la magistrature les moyens de son action ». « Je souhaite aussi que la question du monopole de la contrainte soit définitivement résolue pour donner à la République la force de garantir ses droits par voie diplomatique et politique », dit-il, avant d’espérer « un processus de réconciliation qui permettra aux Libanais de tirer les leçons du passé et construire l’avenir ». Quant à ses résolutions, Adel Nassar confie d’abord vouloir tenir une promesse faite à sa famille, celle de fumer moins. « Au niveau national, je vais mettre tout en œuvre pour proposer les modifications nécessaires aux lois en vigueur et réduire la population carcérale », affirme le ministre, se disant déterminé à « insister pour un audit juricomptable de l’État, de la Banque du Liban et des banques pour garantir que justice soit faite ».
Samy Gemayel
Le chef des Kataëb espère lui aussi « la paix en 2026 ». « Les Libanais méritent de vivre en paix après tout ce qu’ils ont enduré. Cette année devrait être un tournant pour édifier un Liban nouveau, prospère et paisible », souligne M. Gemayel. Ses deux grosses résolutions politiques pour la nouvelle année ? Le monopole des armes et le droit des expatriés à voter pour les candidats de la métropole lors des prochaines législatives.
Michel Moawad
Ce combat figure à la tête des résolutions du député réformiste de Zghorta. Mais ce n’est pas la seule. « Je veux me battre pour mettre en place une force politique qui s’activerait pour sortir le pays de l’état de guerre (avec Israël) imposé au Liban depuis 1969 et jeter les bases d’une paix durable » avec l’État hébreu, affirme-t-il, se disant déterminé à se lancer dans la compétition législative prévue en mai. Pour lui, il faut faire de 2026 « l’année qui définira les bases d’un nouveau Liban, doté d’une stabilité et d’une paix, mais aussi d’une nouvelle vision de l’État axée sur les réformes économiques et celles relatives au secteur public ». « Mais, avant tout, je souhaite que le Hezbollah sorte de l’état de déni et épargne le pays », ajoute-t-il.
Achraf Rifi
Ce député anti-Hezbollah n’a qu’un seul souhait pour 2026 : « Vivre au sein d’un État souverain où le monopole des armes est consacré. » Il affirme que « cela devrait commencer à se concrétiser au cours du mois de janvier ».
Fadi Karam
Le même souhait est partagé par le député Forces libanaises du Koura. « J’espère que 2026 sera l’année de la consécration du monopole des armes et de l’effondrement de l’alliance entre les armes et la corruption », souligne-t-il, se disant déterminé à accorder plus de temps à sa famille, mais aussi à ses électeurs pour répondre à leurs demandes.
Amine Cherry
Le premier vœu du député Hezbollah de Beyrouth est celui de voir Israël se retirer du Liban-Sud et libérer les détenus libanais. « J’espère qu’un véritable dialogue aura lieu entre Libanais autour des dossiers épineux. D’autant plus que nous sommes ouverts à un débat franc et sérieux (autour des armes) après la libération du Liban-Sud et des détenus en Israël », dit-il. S’il attend la décision politique que prendra le Hezbollah au sujet de sa candidature aux législatives, le député s’engage « à continuer à servir les Libanais ». Et sur le plan personnel ? « J’aimerais pouvoir garder ma routine de marche matinale pour une bonne santé ! »




Et nous on souhaite qu'ils DÉGAGENT TOUS... KELLON YA3NAI KELLON... TFEH.... WLEK TFEH
10 h 21, le 04 janvier 2026