Le premier ministre israélien Benjamin Natanyahu s'exprimant au parlement Knesset, à Jérusalem, le 10 novembre 2025. Photo Reuters/Ronen Zvulun
La Cour suprême israélienne a suspendu dimanche la décision du gouvernement de Benjamin Netanyahu de fermer la radio militaire Galei Tsahal, estimant que cette mesure nécessitait un vote préalable de l'assemblée. La suspension fait suite à une requête déposée par la conseillère juridique du gouvernement, Gali Baharav-Miara.
Le président de la Cour suprême, Isaac Amit, a justifié cette ordonnance par le fait que le gouvernement n'avait pas clairement garanti qu'aucune action irréversible ne serait entreprise avant l'issue de la procédure judiciaire.
La fermeture de Gali Tsahal s'inscrit dans une initiative plus large de la coalition de droite de Netanyahu visant à réformer le paysage médiatique israélien, notamment le fonctionnement des chaînes de télévision et des stations de radio publiques, ainsi que la diffusion de médias internationaux en Israël.
La semaine dernière, le gouvernement avait approuvé la fermeture de la station malgré l'opposition de la conseillère juridique, qui avait mis en garde contre une « ingérence politique » dans l'audiovisuel public et une atteinte à la liberté de presse. Dans son avis juridique, Bahrav Miara avait estimé que cette décision ne respectait pas les critères légaux requis et entraînerait des dommages « importants et irréversibles ».
Les réactions à la suspension sont contrastées. Les avocats représentant les employés de la radio militaire, ainsi que le syndicat des journalistes, ont salué la décision de suspension, soulignant l'importance de la liberté de presse et de la liberté d'expression. Cependant, le ministre de la Défense Israel Katz, a déposé avec le gouvernement une réponse conjointe contre une requête en injonction provisoire introduite par les employés de la station. Il a accusé le syndicat d'avoir soumis de faux avis afin de tromper la Cour.
Au cours d'une conférence publique la semaine dernière, M. Katz avait affirmé que la radio militaire « soutient les ennemis » et « offre une plateforme aux membres du Hamas ».

