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Dernières Infos - Cisjordanie Occupée

L'armée israélienne se retire d'un village palestinien « bouclé » après deux jours d'assaut


Un Palestinien conduit un tracteur sur une route fermée lors d’une opération israélienne dans la ville de Qabatiya, près de Jénine, en Cisjordanie occupée, le 27 décembre 2025. Photo Reuters / Mohamad Torokman

L'armée israélienne a annoncé dimanche avoir mis fin à deux jours d'assaut mené à Qabatiya, près de Jénine dans le nord de la Cisjordanie occupée, d'où est originaire un Palestinien auteur d'une attaque ayant coûté la vie à deux Israéliens le 26 décembre.

Le maire de Qabatiya, Ahmed Zakarné, cité par Wafa, a affirmé qu'une « paralysie totale » s'est emparée de Qabatiya pendant les deux jours d'opérations israéliennes, indiquant que 50 habitants ont été brièvement interpellés avant d'être « relâchés pour la plupart d'entre eux, à l'exception du père et des deux frères » de l'assaillant, d'après l'agence de presse officielle palestinienne Wafa.

L'armée israélienne avait lancé vendredi son opération après qu'un Palestinien a poignardé une Israélienne de 18 ans puis renversé au volant de son véhicule un sexagénaire à Beit Shean, dans le nord d'Israël. L'assaillant avait été blessé par balle peu après puis arrêté.

Depuis, l'édile a confirmé à Wafa « le retrait des forces d'occupation israéliennes. Les bulldozers de l'armée israélienne ont, selon lui, détruit la chaussée de plusieurs rues, érigé des barrages pour bloquer la circulation, et mené des perquisitions (souvent illégales) contre une cinquantaine de foyers.

« Punition collective »

Mouhannad Zakarné, un habitant de Qabatiya, raconte à l'AFPTV que les soldats sont venus chez lui à 6h du matin l'arrêter brièvement pendant « quatre, cinq heures ». « C'était la deuxième fois », déplore le jeune homme, qui dit n'avoir « rien à se reprocher ».

Bilal Hounaicha, un autre habitant de Qabatiya, dénonce une « punition collective imposée par l'occupation israélienne ». « J'ai un frère âgé et malade, je veux l'emmener chez le médecin, je ne peux pas sortir de la maison » à cause des routes barrées par l'armée, dit-il.

Contactée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué avoir mis sous scellés le domicile de l'assaillant et finaliser « les procédures en vue de sa démolition ». Elle a aussi confirmé la fin de son opération dans la localité qui avait été « totalement bouclée », selon le ministre de la Défense Israel Katz, qui défend l'effet dissuasif de ces démolitions de maisons de Palestiniens ayant mené des attaques contre des Israéliens.

Les détracteurs de cette pratique la dénoncent comme relevant de la punition collective et affectant des familles qui se retrouvent à la rue, alors que plus de 100 Palestiniens ont été déplacés de force à la suite de démolitions et d'expulsions au cours des deux dernières semaines, dont 63 à Jérusalem-Est, selon le Bureau de Coordination des affaires humanitaires dans les territoires palestiniens de l'ONU (OCHA).

Selon le dernier bilan de l'agence onusienne, quatre enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie au cours des deux dernières semaines, dont trois par les forces israéliennes et un par des colons israéliens. Un bébé de huit mois fait partie de ces victimes, précise Wafa, alors qu'un quart des Palestiniens tués par des soldats ou des colons israéliennes en Cisjordanie occupée en 2025 étaient des enfants.

Depuis le début de la guerre à Gaza, les violences ont explosé dans le territoire occupé par Israël depuis 1967, où plus de 1 044 Palestiniens ont été tués par des soldats ou des colons israéliens, dont 238 en 2025, d'après l'OCHA.

Parallèlement, au moins 38 personnes ont été tuées en Israël dans des attaques lancées par des Palestiniens, selon un décompte AFP réalisé à partir de chiffres officiels, et 44 Israéliens, soldats et civils, ont été tués en Cisjordanie durant cette période.

L'armée israélienne a annoncé dimanche avoir mis fin à deux jours d'assaut mené à Qabatiya, près de Jénine dans le nord de la Cisjordanie occupée, d'où est originaire un Palestinien auteur d'une attaque ayant coûté la vie à deux Israéliens le 26 décembre.Le maire de Qabatiya, Ahmed Zakarné, cité par Wafa, a affirmé qu'une « paralysie totale » s'est emparée de Qabatiya pendant les deux jours d'opérations israéliennes, indiquant que 50 habitants ont été brièvement interpellés avant d'être « relâchés pour la plupart d'entre eux, à l'exception du père et des deux frères » de l'assaillant, d'après l'agence de presse officielle palestinienne Wafa.L'armée israélienne avait lancé vendredi son opération après qu'un Palestinien a poignardé une...