Le campus de l'UL à Hadath. Photo d'archives Mohammad Yassine/L'OLJ
La première juge d'instruction du Mont-Liban, Nada Asmar, a émis mardi un acte d'accusation à l'encontre de vingt personnes, dans le cadre des affaires de fraude présumées qui avaient éclaboussé l'Université libanaise (UL) ces derniers mois, pour « falsification de résultats d'examens à l'UL, faux et usage de faux, manquement aux obligations professionnelles, négligence professionnelle, entrave à la justice, destruction et dissimulation de documents officiels, et tentative de destruction de preuves. »
Les prévenus ont été déférés devant le tribunal pénal du Mont-Liban pour y être jugés, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
Deux affaires séparées impliquant l'UL avaient éclaté en octobre. La première concernait des améliorations suspectes de notes et des remplacements de copies d’examen. La seconde affaire, dévoilée par la chaîne al-Jadeed, avait révélé un réseau présumé de « vente de diplômes universitaires bénéficiant de la complicité d’un(e) fonctionnaire du bureau de la ministre de l’Éducation ». Des accusations que l'UL s'était empressée de démentir, affirmant « son attachement à la réputation de l'université et à la crédibilité de ses diplômes reconnus au niveau local et international. »

