Le logo de la Sûreté générale. Photo Agence Nationale d’Information)
La Direction générale de la Sûreté générale libanaise a mis en garde contre « les dangers d’interagir avec le compte “Unit 504” sur les réseaux sociaux », précisant qu'il cherche à recruter des personnes au profit d’Israël. « Le site mène des activités de renseignement électronique visant à recruter au profit de l’ennemi (...) La Direction avertit qu’elle tiendra pour responsables, conformément aux lois et règlements en vigueur, toute personne qui interagira avec ce site », indique un communiqué.
Le site, qui publie des contenus en arabe, est actif sur toutes les plateformes depuis le 11 novembre. Il compte 393 abonnés sur Facebook, 147 sur Instagram et 18 sur X, et se présente comme « la page officielle de l’unité du renseignement humain » de l’armée israélienne.
Dans sa première publication, le site a indiqué avoir été créé pour «ouvrir la porte à ceux qui pensent avoir les qualités requises» pour rejoindre les rangs de l’armée israélienne. Il affirme également que ses officiers et son personnel « opèrent sur des fronts lointains, tissant des relations complexes et recrutant des sources ». Une autre page Facebook, opérant sous le nom de « The Mossad », sollicite de son côté, et depuis plusieurs années, des personnes au Liban pour entrer en contact avec elle.
La loi libanaise de 1955 sur le boycott d’Israël interdit toute interaction entre Libanais et Israéliens. Elle proscrit à toute personne physique ou morale d’entrer en contact avec des Israéliens ou des personnes résidant en Israël, et interdit toute transaction commerciale, financière ou autre. La peine prévue en cas de violation de cette loi est de trois à dix ans de travaux forcés.
Citant un responsable judiciaire, l'AFP a rapporté en octobre que, ces derniers mois, les autorités libanaises ont arrêté 32 personnes reconnues coupables ou suspectées d’avoir transmis des informations à Israël dans le but de cibler des dirigeants du Hezbollah. Le responsable judiciaire a précisé que six d’entre elles avaient été arrêtées avant l’accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024, après plus de 13 mois de guerre entre le Hezbollah et Israël.

