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Dernières Infos - Revendications Sociales

Des enseignants des écoles publiques manifestent dans le nord et le sud du Liban


Des enseignants des écoles publiques manifestent dans le nord et le sud du Liban

Des enseignants du public lors d'un sit-in à Tripoli, le 17 décembre 2025. Photo fournie par notre correspondant Michel Hallak

Des enseignants du secteur public ont manifesté mercredi dans des régions du Liban-Nord et du Liban-Sud, afin de dénoncer leurs conditions économiques et d'appeler à une revalorisation de leurs salaires, selon des informations de nos correspondants respectifs dans ces régions.

Des sit-in ont été organisés par des enseignants devant les bureaux de l'administration financière à Tripoli, ainsi qu'à Halba, dans la région du Akkar, pour protester contre leurs conditions de vie précaires, dues à la baisse de leurs salaires causée par l'inflation. Des enseignants de Halba ont par ailleurs rencontré le gouverneur du Akkar, Imad Labaki, à qui ils ont remis un mémorandum exposant leurs revendications les plus urgentes. Les enseignants réclament la multiplication de leurs salaires par 37, l'intégration de toutes les indemnités dans le salaire de base et une revalorisation du salaire horaire des enseignants contractuels, rapporte notre correspondant Michel Hallak.

« Face à la dégradation de nos conditions sociales, nos revendications sont unifiées et nous les avons présentées aux groupes parlementaires et aux ministres. Tous ont répondu favorablement à nos demandes, qui se résument à une augmentation de salaire de douze fois son niveau actuel, sachant que nous percevons actuellement 25 fois notre salaire. Cela implique d'intégrer cette augmentation au salaire de base pour atteindre 49 % de ce que nous percevions en 2019 », a expliqué Saadallah Bayda, qui s'exprimait au nom des enseignants. Moussa Hanna, membre du conseil d'administration de l'Association des enseignants retraités du primaire, a déclaré pour sa part que l'objectif est « de rétablir les salaires à leur niveau d'avant 2019, avant la crise économique ».

La crise économique et financière déclenchée en 2019, suivie par la pandémie de coronavirus et la guerre entre le Hezbollah et Israël en 2023/2024 ont gravement touché le secteur de l'enseignement public au Liban. À ce jour, les élèves de l'école publique ne sont scolarisés que quatre jours par semaine. Les enseignants du public ont lancé plusieurs mouvements de grève durant l'année.

Les syndicats des enseignants titulaires de l’école publique au Liban, primaire, complémentaire et secondaire, avaient lancé un appel à la grève générale pour le mercredi 17 décembre, afin de pousser les autorités à revoir immédiatement leurs conditions mises à mal par l’effondrement de la livre libanaise et à adopter une nouvelle grille salariale.

« Justice pour les enseignants »

Au Liban-Sud, des dizaines d'enseignants et de directeurs d'écoles publiques ont participé à un sit-in devant les bureaux de l'administration financière de la région, au Sérail de Saïda, selon notre correspondant Mountasser Abdallah. Ils ont appelé à une « justice pleine et entière pour toutes les catégories d'enseignants, sans exception ni discrimination ». « Si nous ne recevons pas de réponse des autorités compétentes, l'escalade sera inévitable », ont-ils averti.

Yahya Rakin, coordinateur éducatif pour le sud et Nabatiyé, a affirmé qu'un « directeur d'école est aujourd'hui incapable, non seulement sur le plan administratif, mais aussi humain, de protéger son personnel et de le persuader de continuer à travailler face à cette négligence systématique ».

Interrogée sur cette grève, lors d'une tournée mardi dans la Békaa, la ministre de l'Education, Rima Karamé, a dit être « inquiète pour les élèves ». « Je suis dans un dialogue permanent avec les enseignants, afin de trouver un moyen de préserver leurs droits tout en protégeant les élèves des écoles publiques », a-t-elle déclaré, selon des propos rapportés par notre correspondante dans la région, Sarah Abdallah.

Des enseignants du secteur public ont manifesté mercredi dans des régions du Liban-Nord et du Liban-Sud, afin de dénoncer leurs conditions économiques et d'appeler à une revalorisation de leurs salaires, selon des informations de nos correspondants respectifs dans ces régions.Des sit-in ont été organisés par des enseignants devant les bureaux de l'administration financière à Tripoli, ainsi qu'à Halba, dans la région du Akkar, pour protester contre leurs conditions de vie précaires, dues à la baisse de leurs salaires causée par l'inflation. Des enseignants de Halba ont par ailleurs rencontré le gouverneur du Akkar, Imad Labaki, à qui ils ont remis un mémorandum exposant leurs revendications les plus urgentes. Les enseignants réclament la multiplication de leurs salaires par 37, l'intégration de...