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Politique - Éclairage

Ni Erdogan ni Chareh : au Liban, les Frères musulmans peinent à capitaliser sur les changements régionaux

La Jamaa islamiya se voit pousser des ailes. Mais elle pourrait payer le prix de ses choix.

Ni Erdogan ni Chareh : au Liban, les Frères musulmans peinent à capitaliser sur les changements régionaux

Des partisans de la Jamaa islamiya manifestent en soutien à la Palestine dans le centre-ville de Beyrouth, le 29 octobre 2023. Photo Mohammad Yassine/Archives L'Orient-le Jour

De plus en plus, la Jamaa islamiya, parti islamiste libanais affilié aux Frères musulmans, se voit pousser des ailes. Au niveau local, la formation s’est construit un certain prestige après avoir participé au « front de soutien » au Hamas à Gaza entre 2023 et 2024. Elle profite également de l’absence de l’ancien Premier ministre Saad Hariri, principal leader de la communauté, pour s’imposer comme une alternative. Le tableau régional peut paraître encore plus idyllique, avec l’arrivée en Syrie d’un pouvoir issu de l’islamisme et l’élargissement du rôle de la Turquie dans le Proche-Orient. Le parti frériste entend donc faire des législatives prévues (en principe) en mai l’occasion de s’affirmer comme une puissance sunnite à ne pas sous-estimer sur la scène libanaise. Mais ce pari est loin d’être sûr, les calculs de la Jamaa pouvant être...
De plus en plus, la Jamaa islamiya, parti islamiste libanais affilié aux Frères musulmans, se voit pousser des ailes. Au niveau local, la formation s’est construit un certain prestige après avoir participé au « front de soutien » au Hamas à Gaza entre 2023 et 2024. Elle profite également de l’absence de l’ancien Premier ministre Saad Hariri, principal leader de la communauté, pour s’imposer comme une alternative. Le tableau régional peut paraître encore plus idyllique, avec l’arrivée en Syrie d’un pouvoir issu de l’islamisme et l’élargissement du rôle de la Turquie dans le Proche-Orient. Le parti frériste entend donc faire des législatives prévues (en principe) en mai l’occasion de s’affirmer comme une puissance sunnite à ne pas sous-estimer sur la scène libanaise. Mais ce pari est loin d’être...
commentaires (3)

Le Liban aimerait il lemasochisme ?? D'un côté les dirigeants font tout pour affaiblir voire faire disparaître le Hezbollah, et d'un autre ils laissent émerger d'autres extrémistes affiliés à l'Iran...

Ludovic Hasquette

12 h 49, le 19 décembre 2025

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Commentaires (3)

  • Le Liban aimerait il lemasochisme ?? D'un côté les dirigeants font tout pour affaiblir voire faire disparaître le Hezbollah, et d'un autre ils laissent émerger d'autres extrémistes affiliés à l'Iran...

    Ludovic Hasquette

    12 h 49, le 19 décembre 2025

  • vous avez complètement raison,nous la diaspora devient fouuuu. comment est ce possible ce laxisme ? ce pouvoir n'ose pas décider, c'est très dommage.

    Khalil Antoine

    12 h 30, le 19 décembre 2025

  • C’est à n’y rien comprendre au fonctionnement de ce pays. D’un côté on combat les islamistes, et de l’autre on permet à une organisation qui les représente d’avoir un parti reconnu par l’état pour renforcer leur présence sur notre sol. Quelqu’un peut nous expliquer la logique de ce pouvoir qui compte en finir avec une organisation vendue en jetant son dévolu sur une autre bigrement plus dangereuse qui ne se cache pas d’annoncer son but à remplacer celle qu’on peine encore à anéantir et qui se révèle son complice, alors que les libanais demandent sa dissolution pure et simple.

    Sissi zayyat

    11 h 07, le 19 décembre 2025

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