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Moyen-Orient - Reportage

La Tunisie 15 ans après : une révolution désabusée

Dans le berceau des printemps arabes, le constat est amer : une partie de la population affiche sa désillusion de la politique et de la démocratie.

La Tunisie 15 ans après : une révolution désabusée

La place Mohamed Bouazizi, à Sidi Bouzid, en Tunisie, dix ans après le soulèvement qu'il a engendré après son immolation, le 17 décembre 2010. Photo d'archives AFP

Dans les ruelles du Kram, un quartier populaire de la capitale tunisienne, Hedi, 40 ans et vendeur de légumes, trie les clémentines et les oranges pour une cliente. Il se souvient du 17 décembre 2010 comme si c’était hier. Le jour où Mohammad Bouazizi, vendeur ambulant, s’est immolé par le feu à Sidi Bouzid. Le jour qui a marqué le début de la révolution tunisienne, le début des printemps arabes. « J’étais un jeune du quartier et comme d’autres je passais du temps dans la rue avec mes amis. Lorsqu’on a appris la nouvelle, aucun de nous ne pensait que cela prendrait une telle ampleur. »Il participe aux manifestations populaires jusqu’à la chute de Zine el-Abidine Ben Ali, le 14 janvier 2011. Depuis, il regarde la politique de loin. « Avec du recul, je me demande si c’était vraiment spontané ce mouvement », dit-il, partageant certaines...
Dans les ruelles du Kram, un quartier populaire de la capitale tunisienne, Hedi, 40 ans et vendeur de légumes, trie les clémentines et les oranges pour une cliente. Il se souvient du 17 décembre 2010 comme si c’était hier. Le jour où Mohammad Bouazizi, vendeur ambulant, s’est immolé par le feu à Sidi Bouzid. Le jour qui a marqué le début de la révolution tunisienne, le début des printemps arabes. « J’étais un jeune du quartier et comme d’autres je passais du temps dans la rue avec mes amis. Lorsqu’on a appris la nouvelle, aucun de nous ne pensait que cela prendrait une telle ampleur. »Il participe aux manifestations populaires jusqu’à la chute de Zine el-Abidine Ben Ali, le 14 janvier 2011. Depuis, il regarde la politique de loin. « Avec du recul, je me demande si c’était vraiment spontané ce mouvement »,...
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