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Frem : Sans un véritable retour au calme, le climat ne sera pas propice à la tenue des législatives

Le député du Kesrouan évoque la question non résolue du vote des expatriés et la guerre qui persiste au Liban-Sud pour se déclarer en faveur d’un report du scrutin, prévu en mai prochain.

Frem : Sans un véritable retour au calme, le climat ne sera pas propice à la tenue des législatives

Le député du Kesrouan, Neemat Frem. Photo ANI

« Il est vrai que les élections législatives sont une revendication nationale et qu’il est fondamental qu’elles se tiennent dans les délais constitutionnels (…) mais dans la situation actuelle, il semble évident que des obstacles se dressent devant leur tenue dans de telles circonstances. » Par ces mots, insérés dans un communiqué publié par l’Agence nationale d'information (Ani, officielle), Neemat Frem, député indépendant du Kesrouan, a lancé lundi pour la première fois l’idée d’un report sans délai précis.

Le député indépendant Ghassan Skaff, récemment décédé, avait présenté une proposition de loi pour un report jusqu’à l’été, et le leader druze Walid Joumblatt a avancé, dans une interview télévisée la semaine dernière, que les élections seraient repoussées de quelques mois, mais la déclaration de M. Frem va clairement plus loin, estimant que « sans un calme véritable et un arrêt des agressions (israéliennes), le climat ne sera pas propice à un scrutin ».

L’une des principales raisons invoquées par le député est liée à la polémique autour du vote des expatriés : la loi actuelle prévoit qu’ils doivent voter pour six députés supplémentaires, mais sans que les décrets exécutifs n’aient été publiés, et une proposition de loi leur permettant de voter pour les 128 députés suivant leur circonscription au Liban, soutenue par une majorité de parlementaires, s’oppose au refus du chef de l’Assemblée, Nabih Berry.

« Cette proposition de loi ne figure toujours pas à l’ordre du jour du Parlement, ce qui nous met face à une situation impossible : une loi en vigueur mais inapplicable, et une proposition applicable mais pas adoptée », a estimé Neemat Frem.

L’autre raison invoquée par le député est la guerre, qui se poursuit au Liban-Sud et parfois dans d’autres régions comme la Békaa. Malgré le cessez-le-feu du 27 novembre 2024 qui a mis officiellement fin au conflit entre le Hezbollah et Israël, les violations israéliennes en territoire libanais restent quotidiennes, faisant de nouvelles victimes, pour la plupart des membres du Hezbollah, mais aussi des civils.

« Organiser des élections législatives pendant que la guerre se poursuit et que du sang est versé tous les jours n’est pas de nature à opérer un changement significatif et réel dans le paysage politique », a poursuivi M. Frem, craignant que « le seul changement palpable ne soit la formation d’un nouveau gouvernement, sans garantie qu’il soit plus performant que le gouvernement actuel ».

Pour lui, « tant que les violations israéliennes se poursuivent et que de nouveaux martyrs tombent tous les jours, les résultats des élections ne refléteront pas la volonté réelle des électeurs, mais le résultat d’une simple réaction de la communauté chiite, puisque personne ne peut voter contre le sang et les martyrs ».

Le député du Kesrouan a reconnu « qu’il n’y a pas encore de position unifiée de la part des députés souverainistes à ce propos, mais les développements sur le terrain pourraient nous faire réviser nos priorités, de façon à ce que la question de l’arrêt de l’hémorragie sécuritaire et militaire, et la maîtrise des armes, deviennent la porte d’entrée de toute opération politique et électorale ».

« Il est vrai que les élections législatives sont une revendication nationale et qu’il est fondamental qu’elles se tiennent dans les délais constitutionnels (…) mais dans la situation actuelle, il semble évident que des obstacles se dressent devant leur tenue dans de telles circonstances. » Par ces mots, insérés dans un communiqué publié par l’Agence nationale d'information (Ani, officielle), Neemat Frem, député indépendant du Kesrouan, a lancé lundi pour la première fois l’idée d’un report sans délai précis.Le député indépendant Ghassan Skaff, récemment décédé, avait présenté une proposition de loi pour un report jusqu’à l’été, et le leader druze Walid Joumblatt a avancé, dans une interview télévisée la semaine dernière, que les élections seraient repoussées de quelques mois, mais...