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Moyen Orient et Monde - Australie

Ce que l'on sait de la fusillade sur la plage de Bondi à Sydney

L’un des suspects de l’attaque avait fait l’objet d’une enquête du renseignement national en 2019. A l’époque, les services ont conclu qu’il ne représentait pas de danger.

Ce que l'on sait de la fusillade sur la plage de Bondi à Sydney

Des personnes en deuil se recueillent auprès de gerbes de fleurs au Bondi Pavilion, à Sydney, le 15 décembre 2025, en mémoire des victimes de la fusillade survenue sur la plage de Bondi. (Photo : Saeed KHAN / AFP)

Il était 18h47 (07:47 GMT) lorsque deux hommes ont jailli de leur véhicule, armés de fusils, et ont commencé à tirer sur la célèbre plage de Bondi, à Sydney, en Australie, lors d’un festival annuel célébrant la fête juive de Hanoukka, faisant au moins 15 morts (auxquels s’ajoute l’un des suspects, tué par la police) et 42 blessés. Il s’agit de la pire attaque terroriste de l’histoire de l’île-continent depuis la tuerie de masse de Port Arthur, en Tasmanie, en 1996, qui avait fait 35 morts. Les fusillades sont rares dans ce pays, qui affiche l’un des taux de mortalité liés aux armes à feu les plus faibles du monde.

Des vidéos montrent des centaines de personnes fuyant la plage dans la panique, en criant et en courant, alors qu’une salve de tirs retentissait. D’autres images, vérifiées par la BBC, semblent montrer deux assaillants ouvrant le feu depuis un petit pont reliant le parking de Campbell Parade à la plage. Les témoins parlent d’une trentaine de coups de feu, et la police, de son côté, a qualifié l’incident d’« attaque terroriste ».

Les deux suspects

Les deux assaillants ont été identifiés comme Sajid Akram, marchand de fruits âgé de 50 ans, et son fils Naveed Akram, 24 ans, un maçon sans emploi. Le père a été abattu par la police sur les lieux. Il était titulaire d’un permis de détention d’armes à feu et possédait six armes enregistrées à son nom, retrouvées sur place. Les forces de l’ordre ont également neutralisé deux engins explosifs artisanaux.

Le fils, hospitalisé dans un état critique et placé sous surveillance policière, avait fait l’objet d’une enquête du renseignement national en 2019 en raison de sa proximité avec d’autres personnes radicalisées. « L’un de ces individus était connu de nos services, mais pas comme une menace immédiate », a révélé, dimanche soir, le chef des renseignements australiens. Selon les autorités, l’agence des renseignements avait mené une enquête concernant à Naveed Akram il y a six ans, en raison de ses fréquentations, rapporte la chaîne ABC. Celle-ci avait été déclenchée après l’arrestation, en 2019 à Sydney, d’un homme auquel il était lié, Isaac Matari, actuellement derrière les barreaux, condamné et présenté comme un commandant autoproclamé de l’organisation État islamique (EI) en Australie.

Les préparatifs

Naveed et Sajid Akram avaient assuré à leur famille qu’ils partaient pour un week-end de pêche dans la baie de Jervis. En réalité, ils s’étaient retranchés dans une petite maison à Campsie dans une location de courte durée. Des images de vidéosurveillance obtenues par la presse australienne montrent les deux hommes quittant cette adresse vers 17h15, avant de prendre la route vers l’est. Moins de 90 minutes plus tard, les premiers coups de feu retentissaient à la plage de Bondi.

Les forces de l’ordre examinent déjà d’éventuels liens avec l’EI, après la découverte d’un drapeau noir de l’EI dans leur véhicule à Bondi, ainsi que de dispositifs explosifs improvisés, indique le média The Sydney Morning Herald. Lors d’une conférence de presse tenue lundi, le ministre australien de l’Intérieur, Tony Burke, a indiqué que le fils était un citoyen australien né en Australie, tandis que le père était arrivé dans le pays en 1998 avec un visa étudiant, converti en 2001 en visa de partenaire, puis en visa de résident.

Les victimes

Parmi les 15 civils tués, âgés de 10 à 87 ans, figure notamment une fillette de 10 ans. Un ingénieur informatique français de 27 ans, Dan Elkayam, compte également parmi les victimes, selon le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé lundi l'ouverture d'une enquête en France, parallèle à celle des autorités australiennes.

Les organisations juives locales ont par ailleurs identifié parmi les victimes un rabbin né à Londres, Eli Schlanger, 41 ans, un représentant de la communauté qui avait contribué à l’organisation du rassemblement. La mort du rabbin Yaakov Levitan a été confirmée par l’organisation juive Chabad, qui l’a décrit comme un « coordinateur populaire » de ses activités à Sydney. Des médias israéliens, citant le ministère des Affaires étrangères, ont également rapporté qu’un citoyen israélien figurait parmi les victimes. L’organisation juive hassidique Chabad a déclaré qu’Alexander Kleytman, survivant de la Shoah et originaire d’Ukraine, avait également été tué.

Les blessés

Au total, 42 personnes ont été hospitalisées, dont cinq dans un état critique. Deux policiers ont été blessés par balle lors de l’intervention et leur état était dimanche jugé « grave, proche du critique ». Quatre enfants ont été transférés au Sydney Children’s Hospital, mais il n'est pas clair si la fillette décédée figurait parmi eux.

Ahmed al-Ahmed, l'Australien d’origine syrienne qualifié de « héros » en se jetant sur l’un des assaillants pour le désarmer, fait également partie des blessés.

Lors de son intervention dans l’émission « 7.30 » de la chaîne ABC, le Premier ministre Anthony Albanese a déclaré n'accepter aucun lien entre la reconnaissance par l’Australie d’un Etat palestinien et l’attentat sur la plage de Bondi à Sydney, répondant à son homologue israélien, Benjamin Netanyahu, qui l'avait accusé d’avoir « jeté de l’huile sur le feu de l’antisémitisme » en reconnaissant l'Etat palestinien.

Il était 18h47 (07:47 GMT) lorsque deux hommes ont jailli de leur véhicule, armés de fusils, et ont commencé à tirer sur la célèbre plage de Bondi, à Sydney, en Australie, lors d’un festival annuel célébrant la fête juive de Hanoukka, faisant au moins 15 morts (auxquels s’ajoute l’un des suspects, tué par la police) et 42 blessés. Il s’agit de la pire attaque terroriste de l’histoire de l’île-continent depuis la tuerie de masse de Port Arthur, en Tasmanie, en 1996, qui avait fait 35 morts. Les fusillades sont rares dans ce pays, qui affiche l’un des taux de mortalité liés aux armes à feu les plus faibles du monde.Des vidéos montrent des centaines de personnes fuyant la plage dans la panique, en criant et en courant, alors qu’une salve de tirs retentissait. D’autres images, vérifiées par la BBC,...
commentaires (2)

L’extrémisme attire l’extrémisme… Et pourquoi cacher l’origine tu terroriste, alors que le hero est identifié d’origine syrienne?

Ralph Stephan

20 h 26, le 15 décembre 2025

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Commentaires (2)

  • L’extrémisme attire l’extrémisme… Et pourquoi cacher l’origine tu terroriste, alors que le hero est identifié d’origine syrienne?

    Ralph Stephan

    20 h 26, le 15 décembre 2025

  • Du racisme, de la haine et de la barbarie. Mais n,est-ce pas ce qui se passe aussi en Cisjordanie, a Gaza avec en plus l,animalite du Genocide, et puis au Liban ? Terrorisme particulier contre Terrorisme de colons et de leur Etat.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    17 h 07, le 15 décembre 2025

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