Le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem prononçant un discours retransmis en direct lors d'une cérémonie socio-religieuse dans la banlieue sud de Beyrouth, le 13 décembre 2025. Capture d'écran al-Manar
Le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem a appelé samedi les autorités libanaises à cesser leurs concessions à Israël et à revoir leurs calculs, affirmant que la « résistance était favorable à une stratégie de défense visant à tirer parti de la force du Liban et de sa résistance » et opposée à toute « démarche menant à la capitulation ».
« Depuis le cessez-le-feu, nous sommes passés à une nouvelle phase qui nécessite une approche différente. L’État est devenu responsable de la souveraineté, de la protection du Liban, de l’expulsion de l’occupant et du déploiement de l’armée », a souligné le numéro un du Hezbollah dans un discours retransmis en direct lors d’une cérémonie à l'honneur des femmes au sein du Hezbollah, tenue dans la banlieue sud de Beyrouth. Il a ainsi affirmé que « la fonction de la résistance est de soutenir l'armée, d’empêcher l’ennemi de se stabiliser et d’aider à la libération ; la protection du Liban relève désormais de la responsabilité du pouvoir politique et non, d’emblée, de celle de la résistance ».
Puis, haussant le ton, il a poursuivi : « Que l’État cesse les concessions. N’avez-vous pas entendu l’ambassadeur américain dire que les négociations sont une chose et que la poursuite de l’agression en est une autre ? ». Il a ainsi appelé l’État « à faire marche arrière et à revoir ses calculs ». « Appliquez l’accord (de cessez-le-feu), puis nous discuterons de la stratégie de défense. Ne nous demandez pas de ne pas nous défendre alors que l’État est incapable de protéger ses citoyens », a-t-il vitupéré.
En tournée auprès des autorités libanaises, l’ambassadeur des États-Unis, Michel Issa, avait affirmé mercredi que « ce n’est pas parce que les pourparlers libano-israéliens ont commencé qu’Israël va pour autant arrêter ses opérations », notant que l’État hébreu fait une distinction entre « les négociations avec le gouvernement libanais » et « sa guerre contre le Hezbollah ». Le Hezbollah, rappelle-t-on, refuse de remettre son arsenal tant que les attaques et l’occupation israéliennes se poursuivent au Liban-Sud.
Coopération « maximale » avec l’armée
Dans son discours, Naïm Kassem a également déclaré que la résistance était « prête à une coopération maximale avec l’armée libanaise ». « Elle l’a aidée à étendre l’autorité de l’État et elle est favorable à une stratégie de défense visant à tirer parti de la force du Liban et de sa résistance », a-t-il dit. Il a néanmoins souligné qu'elle « n'était prête à aucune démarche menant à la capitulation face à l’entité israélienne et au tyran américain ». « Avec la capitulation, le Liban ne subsistera pas, et la Syrie est un exemple. Ne pensez pas que la Syrie se redresse, tout cela est une illusion », a estimé le numéro un du parti chiite. « Ils veulent affaiblir la résistance et équiper l’armée de manière limitée afin que le Liban soit sans force », a-t-il encore accusé.
Et le chef chiite de poursuivre : « Si l’armée n’est pas capable d’assurer la protection du pays, doit-on réclamer son désarmement ? Non. Si elle n’est pas en mesure de nous protéger, nous demandons le renforcement de son armement. Si la résistance n’a pas assuré la protection du Liban, doit-on exiger son désarmement ? Ou bien tirer profit de cette force pour soutenir l’armée et appuyer l’État face à l’occupant ? ». Il a ajouté à l'appui de ses dires que « le commandant de la Finul a reconnu ne disposer d'aucune preuve que le Hezbollah se réarmait au sud du fleuve Litani, mais qu’Israël en revanche violait le cessez-le-feu de manière flagrante ».
Naïm Kassem a enfin réaffirmé que « les armes ne seront pas remises pour satisfaire l’objectif d'Israël, même si le monde entier s’unissait dans une guerre contre le Liban ». « Nous ne reviendrons pas sur notre position », a-t-il renchéri, estimant que « la résistance a accompli quatre grandes réalisations : elle a libéré la terre, tenu bon, dissuadé l’ennemi et mis fin à l’invasion du Liban ».



Bof... J'ai economisė des minutes salutaires en ne lisant pas cet article sur nayim diviseur.
01 h 29, le 15 décembre 2025