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Le gouvernement Salam lance un « plan d'équipement des hôpitaux publics » au Liban

Le projet « financera l'acquisition de matériels médicaux d'une valeur d'environ 25 millions de dollars » et leur installation, pour un montant d'environ 5 millions, souligne le CDR.

Le gouvernement Salam lance un « plan d'équipement des hôpitaux publics » au Liban

Le Premier ministre, Nawaf Salam, prend la parole lors de la cérémonie de lancement d'un plan d’équipement des hôpitaux publics au Liban, au Grand Sérail, le vendredi 12 décembre 2025. Photo publiée par l'Agence nationale d'information

Le gouvernement a annoncé vendredi le lancement d'un plan d'équipement des hôpitaux publics au Liban, financé par la Banque mondiale (BM) et la Banque islamique de développement (BID), intitulé « plan d'équipement des hôpitaux publics : une stratégie pour une réforme et un développement équilibrés du système de santé ». L'annonce a été effectuée au Grand Sérail, sous la houlette du Premier ministre Nawaf Salam, et en présence du ministre de la Santé Rakan Nassereddine et de plusieurs de ses collègues.

Ce plan concerne 36 hôpitaux publics répartis sur tout le territoire libanais, « notamment dans le Sud », a précisé Nawaf Salam. « Dix de ces hôpitaux sont situés dans des zones qui se trouvaient en première ligne pendant le dernier conflit et certains ont même subi d'importants dégâts suite aux attaques israéliennes, devenant ainsi des symboles de la résilience de notre population du Sud », a lancé le Premier ministre.

Selon lui, ce projet « n’est pas un simple plan d’équipement. Il s’agit de l’investissement le plus important et le plus équilibré réalisé dans les hôpitaux publics libanais depuis de nombreuses années, tant par l’ampleur du financement que par la clarté de ses objectifs de réforme à long terme » s'est-t-il félicité. « En tant que gouvernement, nous ne permettrons à aucun patient d’attendre des heures devant un hôpital, ni à quiconque de se voir refuser l’admission pour des raisons financières » a-t-il promis.

Impératif majeur de réforme

Le Premier ministre s'est dit néanmoins « conscient du défi majeur qui nous attend : ce qui vient après le financement et la fin du projet. » « La pérennité n'est pas une option, c'est une obligation. Le secteur de la santé publique ne peut rester dépendant uniquement de l'aide internationale » a-t-il noté. Il explique ainsi que le « gouvernement s'attachera à élaborer une stratégie opérationnelle et financière durable pour les hôpitaux publics. »

Rakan Nassereddine a détaillé pour sa part l'« impératif majeur de réforme » du secteur de l'hôpital public au Liban, rappelant qu'il a souffert des « crises successives » au cours des dernières années, dont la crise économique et financière de 2019 et la pandémie de Covid-19 à partir de 2020. Il a énuméré dans ce cadre « la perte de plus de 40 % des médecins et de plus de 20 % du personnel infirmier » et la « flambée des coûts hospitaliers, les citoyens payant directement plus de 85 % de la facture. »

« Nous avons donc décidé d'investir judicieusement dans ces hôpitaux, un investissement qui garantit des équipements de pointe et modernise considérablement les services, ce qui aura un impact positif sur la santé des citoyens et la qualité des soins » a-t-il déclaré, se félicitant d'avoir « pu débloquer les prêts de la Banque mondiale et de la Banque islamique de développement et relancer le processus de développement en coordination avec notre partenaire, le Conseil pour le développement et la reconstruction. »

L'acquisition des équipements devrait prendre fin courant 2026, a précisé Rakan Nassereddine, qui a également énuméré plusieurs mesures prises par son ministère, dont « le règlement des factures et des sommes dues dans un délai de trois à six mois à compter de la date de l’intervention médicale » ou le triplement par le ministère « des protocoles de traitement des cancers et des maladies incurables et l'intégration de plus de 56 % de nouveaux médicaments. » Le ministre a conclu en exprimant l'espoir de parvenir à la « couverture universelle de santé ».

Le projet « financera l'acquisition d'équipements médicaux d'une valeur d'environ 25 millions de dollars et les travaux de génie civil et électromécaniques nécessaires à leur installation, pour un montant d'environ 5 millions de dollars », a estimé Mohammad Ali Kabbani, président du Conseil pour le développement et la reconstruction (CDR).

Dans un message enregistré, le directeur régional de BID Noureddine Mabrouk a expliqué pour sa part que la « Banque met actuellement en œuvre quatre projets importants, en particulier le projet de résilience sanitaire, qui comprend un vaste réseau de 104 centres de soins de santé primaires et 28 hôpitaux publics, afin de fournir des services de santé de base à plus de 715 000 bénéficiaires à travers le Liban. »

Le gouvernement a annoncé vendredi le lancement d'un plan d'équipement des hôpitaux publics au Liban, financé par la Banque mondiale (BM) et la Banque islamique de développement (BID), intitulé « plan d'équipement des hôpitaux publics : une stratégie pour une réforme et un développement équilibrés du système de santé ». L'annonce a été effectuée au Grand Sérail, sous la houlette du Premier ministre Nawaf Salam, et en présence du ministre de la Santé Rakan Nassereddine et de plusieurs de ses collègues.Ce plan concerne 36 hôpitaux publics répartis sur tout le territoire libanais, « notamment dans le Sud », a précisé Nawaf Salam. « Dix de ces hôpitaux sont situés dans des zones qui se trouvaient en première ligne pendant le dernier conflit et certains ont même subi d'importants dégâts...