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Human Rights Watch appelle la Syrie à ne pas extrader un dissident émirati


Le président syrien Ahmed al-Sharaa prononce un discours à l'occasion du premier anniversaire de la chute de Bachar el-Assad, le 8 décembre 2025. Photo Reuters

L'ONG Human Rights Watch (HRW) a appelé mercredi les autorités syriennes à ne pas extrader un dissident émirati vers son pays, invoquant des « risques de torture » dans la monarchie du Golfe.

Elles « devraient refuser toute requête d'extradition de Jasem al-Shamsi », condamné par contumace en 2013 dans le sillage du Printemps arabe, écrit l'organisation dans un communiqué.

Le dissident de 55 ans, arrêté début novembre à un poste de contrôle des environs de Damas, « serait exposé, s'il est renvoyé, à des risques de disparition forcée, de détention arbitraire et de torture », avertit-elle.

Les autorités syriennes n'ont pas donné de raison pour son interpellation. Elles avaient fait état en mars d'un mandat Interpol délivré à son encontre, ce que HRW n'a pu confirmer de manière indépendante.

Le procès de 2013 connu sous le nom de « UAE 94 » visait des dizaines de personnes critiques à l'égard du gouvernement, notamment des militants, avocats, étudiants et enseignants, à la suite des soulèvements. Il avait été largement dénoncé par les ONG internationales.

Outre la lourde peine de prison alors prononcée à son encontre, Jasem al-Shamsi a été condamné à la réclusion à perpétuité l'an dernier dans un second procès, selon sa femme citée par l'ONG Emirates Detainee Advocacy Centre (EDAC).

HRW se dit « très inquiète » des pressions que pourrait exercer l'Etat du Golfe sur la Syrie pour qu'elle extrade le dissident, comme elle l'a fait dans des cas similaires chez ses voisins de Jordanie et du Liban, selon l'ONG.

Les Emirats arabes unis, fédération de sept émirats dont Abou Dhabi et Dubaï, interdisent toute critique de leurs dirigeants. La diffamation ainsi que les insultes verbales et écrites, qu'elles soient publiées ou prononcées en privé, sont des délits passibles d'amendes et de peines d'emprisonnement.

L'ONG Human Rights Watch (HRW) a appelé mercredi les autorités syriennes à ne pas extrader un dissident émirati vers son pays, invoquant des « risques de torture » dans la monarchie du Golfe.Elles « devraient refuser toute requête d'extradition de Jasem al-Shamsi », condamné par contumace en 2013 dans le sillage du Printemps arabe, écrit l'organisation dans un communiqué.Le dissident de 55 ans, arrêté début novembre à un poste de contrôle des environs de Damas, « serait exposé, s'il est renvoyé, à des risques de disparition forcée, de détention arbitraire et de torture », avertit-elle.Les autorités syriennes n'ont pas donné de raison pour son interpellation. Elles avaient fait état en mars d'un mandat Interpol délivré à son encontre, ce que HRW n'a pu confirmer de manière...