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Politique - Liban/Syrie

Commémoration de la chute d'Assad : tensions dans plusieurs quartiers de Beyrouth et heurts à Saïda

Des convois de mobylettes du Hezbollah ont été aperçus dans la capitale libanaise et des tirs nourris ont été rapportés.

Commémoration de la chute d'Assad : tensions dans plusieurs quartiers de Beyrouth et heurts à Saïda

Un convois de partisans du Hezbollah traverse le secteur de Raouché, à Beyrouth-ouest, le 8 décembre 2025. Capture d'écran

La nuit de lundi a été tendue à Beyrouth, ainsi que dans la ville de Saïda, au Liban-Sud, pour le premier anniversaire de la chute du régime de Bachar el-Assad. Des convois de partisans du Hezbollah ont circulé dans plusieurs quartiers de la capitale, tandis que des partisans du nouveau régime syrien ont paradé à l'autre bout de la ville, sans que des affrontements ne soient rapportés. À Saïda, grande ville sunnite du Sud, des heurts ont éclaté lundi soir entre des personnes qui commémoraient la chute du régime syrien et d'autres issues de la localité voisine, à majorité chiite, de Haret Saïda, selon des informations de notre correspondant dans la région, Mountasser Abdallah.

Plusieurs vidéos tournées lundi soir à Beyrouth montrent des convois de motards circuler dans la banlieue sud, munis de drapeaux du Hezbollah, notamment sur l'autoroute Hadi Nasrallah. Des tirs nourris ont été rapportés dans les secteurs de Tayouné et de Kaskas, ainsi qu'au niveau de la route menant vers l'Aéroport international de Beyrouth. Des vidéos tournées dans le quartier de Moucharrafiyé montrent un homme cagoulé et armé tirant en l'air, ainsi que des dizaines de motards attroupés dans le même secteur et munis de drapeaux du parti chiite qui dansent au rythme d'une chanson à la gloire de Bachar el-Assad.

Des convois du Hezbollah ont également été filmés à Raouché, dans l'ouest de Beyrouth, munis de drapeaux jaunes et de photos de l'ancien leader du parti, Hassan Nasrallah, tué par Israël en septembre 2024. Des partisans du mouvement Amal et du Hezbollah ont également manifesté dans le secteur de Khandak el-Ghamik, dans l'ouest de Beyrouth.

Le Hezbollah a combattu aux côtés des troupes du président déchu Bachar el-Assad durant la guerre civile en Syrie et contrôlait alors des régions à la frontière libano-syrienne. Assad a été renversé par une coalition islamiste le 8 décembre 2024.

Du côté des partisans du nouveau président syrien Ahmad el-Chareh, des convois ont été aperçus à Khaldé, Aramoun et Damour, au sud de la capitale. Par ailleurs, des informations sur les réseaux sociaux indiquent que des tirs ont eu lieu lors du passage d'un convoi de mobylettes sur la route de Kaskas-Tarik Jdidé à Beyrouth, sans plus de détails sur l'identité des auteurs des tirs ou des passagers du convoi.

Contactée par L'Orient-Le Jour, une source au sein de l'armée libanaise indique qu'il n'y a pas eu d'affrontements directs à Beyrouth entre partisans du Hezbollah et pro-Chareh. Cette source n'était pas en mesure de fournir de précisions sur les différents convois qui ont traversé la ville.

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Heurts à Saïda, l'armée intervient

Contrairement à Beyrouth, où aucun incident majeur n'a été rapporté malgré les tensions, des heurts ont éclaté lundi soir dans la ville de Saïda, au Liban-Sud, entre des partisans des nouvelles autorités syriennes qui commémoraient la chute d'Assad, et des habitants de la localité à majorité chiite de Haret Saïda. Ces incidents ont eu lieu sur la corniche maritime, dans le quartier de Abra, ainsi que sur la place Élia. Des habitants se sont plaint par ailleurs de la fermeture des routes et de slogans considérés comme étrangers à la ville de Saïda, souligne notre correspondant. L'armée est rapidement intervenue et a réussi à calmer la situation.

Un autre incident a été rapporté à l'entrée de la localité de Kfar Remmane (Nabatiyé), entre des jeunes syriens qui ont affiché des portraits du nouveau président syrien Ahmad el-Chareh et d'autres personnes dont l'identité n'a pas été précisée, selon des informations de notre correspondant. Cet incident a fait plusieurs blessés et a nécessité l'intervention de l'armée qui a effectué des patrouilles dans la région.

À Tripoli, la grande ville du Liban-Nord, des manifestations de joie entamées dimanche soir pour commémorer le départ d'Assad se sont prolongées tout au long de la journée de lundi. Ces manifestations ont rassemblé au niveau de la place al-Nour, dans le centre-ville, des centaines de Libanais et de Syriens.

La nuit de lundi a été tendue à Beyrouth, ainsi que dans la ville de Saïda, au Liban-Sud, pour le premier anniversaire de la chute du régime de Bachar el-Assad. Des convois de partisans du Hezbollah ont circulé dans plusieurs quartiers de la capitale, tandis que des partisans du nouveau régime syrien ont paradé à l'autre bout de la ville, sans que des affrontements ne soient rapportés. À Saïda, grande ville sunnite du Sud, des heurts ont éclaté lundi soir entre des personnes qui commémoraient la chute du régime syrien et d'autres issues de la localité voisine, à majorité chiite, de Haret Saïda, selon des informations de notre correspondant dans la région, Mountasser Abdallah.Plusieurs vidéos tournées lundi soir à Beyrouth montrent des convois de motards circuler dans la banlieue sud, munis de drapeaux du...
commentaires (6)

Ça doit etre interdit de parader ou manifester ou porter des drapeaux de pays autres que celui du Liban

Libanese

14 h 59, le 10 décembre 2025

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Commentaires (6)

  • Ça doit etre interdit de parader ou manifester ou porter des drapeaux de pays autres que celui du Liban

    Libanese

    14 h 59, le 10 décembre 2025

  • De même que la reaction H2+O-->H2O, la réaction Ignorance+oisiveté-->Sottise est confirmée par l'expérience, surtout chez nous au Liban!

    Georges MELKI

    14 h 29, le 10 décembre 2025

  • Le chômage, c’est un vrai problème…

    Mago1

    18 h 33, le 09 décembre 2025

  • Heureusement que l'armée est intervenue.

    Moi

    13 h 31, le 09 décembre 2025

  • Si chacun manifestait pour soutenir le Liban, ce serait mieux, non ?

    Zeidan

    12 h 41, le 09 décembre 2025

  • C'est un pays qui, lorsqu'on s'enrhume à Téhéran, on éternue à Beyrouth. C'est ça le liban. Une partie du peuple est aux pieds, aux ordres et aux souhaits de barbares qui ont un seul langage, la haine. Le pire est que ces pays affament leurs peuples et les enferment dans un obscurantisme qui les éloignent de plus en plus de la marche en avant qui se poursuit partout dans le monde.

    Citoyen

    12 h 25, le 09 décembre 2025

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