L'entrée du Palais de justice de Baabda. Photo d'archives ANI
En signe de protestation contre des salaires qu’ils considèrent « dérisoires » et des allocations familiales qu’ils jugent « humiliantes et injustes », les auxiliaires de justice ont annoncé, lundi, une grève générale de trois jours, de mercredi à vendredi.
Selon un communiqué publié par les commissions des auxiliaires de justice, la grève inclut « l’arrêt complet de toutes les audiences et plaidoiries, la suspension des services d’enquête et des audiences des détenus, ainsi que la suspension d’enregistrement de toute plainte ou action en justice ». « Seule exception : les dossiers soumis au délai légal final », précise le communiqué.
La question du niveau des salaires dans la fonction publique est l’un des dossiers les plus épineux auxquels doit s’attaquer le gouvernement de Nawaf Salam, formé en février dernier. Les rémunérations n’ont pas été ajustées de façon à totalement compenser l’effondrement de la livre, mais de nombreuses voix considèrent que l’administration libanaise compte trop d’effectifs, manque d’efficacité et coûte trop cher. Avant la crise, les rémunérations dans la fonction publique représentaient un tiers du budget de l’État, à l’époque où celui-ci tournait autour de 15 milliards de dollars. Le nombre exact de fonctionnaires dans l’administration publique n’est pas connu avec précision. Certaines sources l'estiment entre 200 000 et 300 000 personnes, en comptant les forces armées.

