Vue de la rencontre qui a réuni parlementaires et activistes, au sujet de la loi sur la nationalité. Photo fournie par la campagne « Ma nationalité, un droit pour moi et ma famille »
Plusieurs parlementaires ont participé lundi à une réunion consultative organisée par la campagne « Ma nationalité, un droit pour moi et ma famille », « afin de promouvoir une modification juste et équitable de la loi sur la nationalité », qui empêche les femmes libanaises de transmettre leur nationalité à leurs enfants et époux étranger. La rencontre, qui s'est tenue dans les locaux de la Fondation Friedrich Ebert à Beyrouth, avait pour but de « faire pression pour l'inclusion de la proposition d'amendement (de la loi sur la nationalité) revêtue du caractère de double urgence à l'ordre du jour du Parlement », selon un communiqué. Cette proposition d'amendement avait été présentée en octobre dernier par la députée Cynthia Zarazir (contestation).
Mme Zarazir, qui assistait à la réunion lundi, a insisté sur la nécessité de « sortir cette question du champ des querelles politiques ». « Il s’agit d’une question de droits humains fondamentaux, et le Parlement doit la traiter comme une priorité sociale et humanitaire », a-t-elle déclaré. Les députés Halima Kaakour, Wadah al-Sadek et Marc Daou (contestation) ont également assisté à cette réunion, aux côtés de Karima Chebbo, directrice de la campagne, et de plusieurs avocats et militants de la société civile. Les député Ibrahim Mneimné (contestation) et Oussama Saad (Organisation populaire nassérienne) étaient représentés par des collaborateurs.
Karima Chebbo a appelé pour sa part à un discours unifié sur les droits humains et à une intensification des efforts conjoints entre les parlementaires, la société civile et les parties prenantes afin de parvenir à une loi juste qui « reflète les valeurs d’égalité auxquelles aspire chaque Libanais et chaque Libanaise, consacre la justice pour tous et permette une citoyenneté active ». « Ce qui unit les participants aujourd'hui, c'est la conviction profonde que la nationalité est un droit et que la justice ne s'obtient pas par des exceptions ou des solutions partielles, mais par une législation claire garantissant la pleine égalité entre les femmes et les hommes », a-t-elle ajouté.
En vertu de la loi, les Libanaises n'ont pas le droit de transmettre leur nationalité à leurs enfants nés d’un père étranger, ainsi qu'à leur conjoint. Les enfants nés d'un père étranger et d'une mère libanaise sont privés de certains droits, notamment pour étudier ou travailler, et doivent obtenir des permis de séjour pour résider au Liban.


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