Des blindés du contingent français de la Finul, le 8 juillet 2025 dans la région de Tyr au Liban-Sud. Photo archives Matthieu Karam/L’Orient-Le Jour
Il n'existe « aucune preuve » que le Hezbollah « essaie de reconstruire ses forces », a déclaré le commandant de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), le général italien Diodato Abagnara, à la chaîne 12 dans une rare interview accordée à un média israélien.
Le commandant de la Finul a ainsi déclaré n’avoir « rien observé » concernant la reconstruction des infrastructures du Hezbollah, alors que l’État hébreu accuse le parti pro-iranien de reconstituer ses capacités militaires. La zone d'opérations de la Finul se situe au sud du Litani où l'armée, en coordination avec les Casques bleus, est chargée de démanteler les infrastructures militaires du parti chiite. « (…) Lorsque nous découvrons des dépôts d’armes et des lance‑roquettes, ce sont des violations claires », a ajouté le général italien.
« Il y a des violations évidentes des deux côtés », a poursuivi le commandant de la Finul, rappelant notamment que l'armée israélienne continue d'occuper au moins cinq positions au Liban-Sud. « La présence de positions israéliennes le long de la Ligne bleue constitue une violation flagrante et permanente de la résolution de l’ONU », a-t-il ajouté.
Le général Abagnara a par ailleurs qualifié la situation entre le Liban et Israël de « vraiment fragile ». Il a mis en garde contre la moindre « erreur » qui pourrait « conduire à une escalade majeure », alors que l’armée israélienne effectue des frappes quasi-quotidiennes au Liban-Sud. L’accord de cessez-le-feu implique que le Hezbollah accepte de se désarmer sur tout le territoire libanais. Le gouvernement de Beyrouth a décidé le 5 août dernier de récupérer le monopole des armes et chargé l’armée d’établir un plan, avalisé un mois plus tard. La troupe œuvre actuellement au sud du fleuve Litani, dans la zone frontalière avec Israël, pour y démanteler les infrastructures du Hezbollah, qui ne s’y oppose pas, mais rejette tout désarmement total dans le reste du pays.
Le média israélien a interrogé le général Abagnara sur la construction et le renforcement des infrastructures militaires de la milice pro-iranienne durant la période 2006 — année de l’adoption de la résolution 1701 après la guerre de juillet entre le Hezbollah et Israël — et 2024. « Ce n’est pas simple, et nous avons essayé de faire de notre mieux », a-t-il répondu. Il a par ailleurs souligné le rôle important de l’armée libanaise. « Il y a dorénavant un nombre adéquat de militaires de l’armée libanaise sur le terrain. Mais par le passé, il n’y avait pas autant de troupes », a-t-il souligné.
L'interview est diffusée alors qu'une patrouille de la Finul avait été agressée sur la route de Tiri dans le caza de Bint Jbeil, dans la nuit du 3 au 4 décembre 2025. L'armée libanaise a indiqué avoir arrêté six personnes. La Finul avait dénoncé l'agression dans un communiqué le 5 décembre. Les Casques bleus avaient « mis en garde les acteurs libanais contre toute réaction susceptible d’aggraver davantage la situation ».




Ce parti a été construit sur le mensonge et sera anéanti par le mensonge. Peu lui importe les victimes de ses bluffs, tant qu’il réussit à satisfaire ses maîtres barbus qui n’en ont cure des vies sacrifiées ni de leurs biens . Ils continuent d’obéir au doigt et à l’œil, alors qu’ils tombent comme des mouches sans que leurs maîtres ne bougent un cil pour les sauver. Ils essaient de convaincre leurs partisans de la noblesse de leur cause, alors qu’elle consiste à sauver ceux qui les sacrifient sciemment sans état d’âme. Jusqu’où nos compatriotes iront pour sauver leurs cyniques tortionnaires?
11 h 35, le 15 décembre 2025