le ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Rajji. Photo Agence nationale d'information (ANI)
Le ministre libanais des Affaires étrangères Joe Raggi a déclaré samedi que la remise des armes du Hezbollah aux autorités libanaises dépendait d’une décision iranienne, regrettant que le parti chiite soutenu par l’Iran « ne soit pas convaincu de remettre ses armes à l’État » et dénonçant « les marques quotidiennes de défi » adressées au gouvernement.
Le ministre faisait allusion à la dernière intervention du secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem, qui a réitéré son refus de désarmer et estimé que l’État libanais avait fait une « concession gratuite » à Israël en nommant un civil au comité de supervision du cessez-le-feu (« le mécanisme »).
« Le Hezbollah ne peut pas remettre ses armes sans une décision iranienne. Aujourd’hui, son objectif est de gagner du temps et de préserver son influence interne pour retrouver son autorité », a-t-il observé au site al-Arabiya.net. Le chef de la diplomatie a ajouté que le parti chiite se reconstruisait actuellement de multiples manières, notamment financièrement comme l’ont indiqué ses responsables, afin de restaurer son influence intérieure dès que l’occasion se présentera. « Ses actions ne se limitent donc plus au Sud ni à la lutte contre Israël », a-t-il souligné.
M. Raggi a fait savoir que « le désarmement du Hezbollah et le démantèlement de sa structure militaire sont une exigence libanaise, indépendamment des demandes internationales », précisant l’avoir mentionné vendredi devant la délégation du Conseil de sécurité en visite à Beyrouth. Il a expliqué que le plan de collecte des armes au sud du Litani se terminera à la fin de l’année et que la deuxième phase commencera en janvier prochain ; elle concernera la zone plus au nord, entre le sud du Litani et le fleuve Awali, à la hauteur de Saïda.
Évoquant par ailleurs l’invitation à se rendre à Téhéran qui lui a été adressée par son homologue iranien, Abbas Aragchi, le ministre a affirmé que la réponse à cette demande de rencontre bilatérale se fera par note diplomatique. Joe Raggi a toutefois déjà pris sa décision, déclarant vendredi qu’il ne se rendra pas en Iran dans les circonstances actuelles, tout en se disant prêt à rencontrer son homologue dans un pays tiers.



C’est bien qu’il soit dite haut et fort de notre responsable politique Une déclaration politique n’a pas. besoin de l’unanimité pour qu’elle soit vraie
13 h 59, le 07 décembre 2025