De retour en Syrie, ces anciens exilés pris entre deux mondes
Ils ont fui leur pays d’origine ravagé par la guerre. Après la chute du régime Assad, ils sont revenus, habités par des sentiments contradictoires.
L'OLJ / Noura DOUKHI, à Damas,
le 07 décembre 2025 à 18h37
Ahmad al-Baroudi, devant les slogans qu'il avait inscrits au début de la révolution de 2011, sur un mur situé près de sa maison dans le quartier d'al-Chaghour, à Damas, recouverts par la suite par les forces du régime Assad. Le 27 novembre 2025. Photo Hassan Belal
Ils sont plus d’un million, dans la nouvelle Syrie débarrassée des Assad, à être revenus au pays depuis un an. Dans ce territoire vidé de la moitié de sa population au cours de plus de treize ans de guerre, les destins d’anciens exilés s’entremêlent. À l’instar de dizaines de milliers d’autres, ceux d’Ahmad, d’Em’ Aboudi et de Salam, rentrés du Danemark, de Turquie et du Liban, racontent un retour mitigé, dans une Syrie méconnaissable. Après des années à faire le deuil d’un pays qu’ils n’espéraient plus retrouver, ils ne s’y sentent plus tout à fait chez eux. Mais pour beaucoup, qui s’efforcent de recoller les morceaux d’une vie éclatée, vivre loin de la Syrie s’avère tout aussi impossible.Alors, le 2 octobre, après dix ans passés au Danemark, Ahmad al-Baroudi rentre définitivement au pays, dont il dit vouloir participer à la...
Ils sont plus d’un million, dans la nouvelle Syrie débarrassée des Assad, à être revenus au pays depuis un an. Dans ce territoire vidé de la moitié de sa population au cours de plus de treize ans de guerre, les destins d’anciens exilés s’entremêlent. À l’instar de dizaines de milliers d’autres, ceux d’Ahmad, d’Em’ Aboudi et de Salam, rentrés du Danemark, de Turquie et du Liban, racontent un retour mitigé, dans une Syrie méconnaissable. Après des années à faire le deuil d’un pays qu’ils n’espéraient plus retrouver, ils ne s’y sentent plus tout à fait chez eux. Mais pour beaucoup, qui s’efforcent de recoller les morceaux d’une vie éclatée, vivre loin de la Syrie s’avère tout aussi impossible.Alors, le 2 octobre, après dix ans passés au Danemark, Ahmad al-Baroudi rentre définitivement au...
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Je ne comprend pas la profusion des articles sur la Syrie et les syriens partis en exil alors que nos compatriotes exilés ne sont pas mieux lotis, mais tout le monde s’en fiche pourvu qu’on noircisse des pages inutilement.
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12 h 00, le 08 décembre 2025