Une pancarte à l'effigie du pape Léon XIV, au front de mer de Beyrouth, le mardi 2 décembre 2025. Photo Matthieu Karam/ L'OLJ
À peine revenu de sa première visite apostolique au Liban, le pape Léon XIV a lancé depuis Rome un appel direct au Hezbollah : « L’Église propose au Hezbollah de laisser les armes et de s’engager dans le dialogue », a-t-il déclaré mardi à Sky News, rompant ainsi un silence qu’il avait maintenu durant son séjour de trois jours au pays du Cèdre.
Le souverain pontife a également affirmé que le Vatican appelait toutes les parties en conflit « à renoncer aux armes et à la violence et de s’orienter vers le dialogue. » Selon lui, « chercher des solutions qui ne reposent pas sur la violence, mais qui soient plus efficaces, est une bonne chose pour le peuple libanais ».
« J’ai pris connaissance du message du Hezbollah et je préfère ne pas commenter », a également déclaré Léon XIV à la chaîne britannique. Le Hezbollah avait salué samedi la visite du pape au Liban, la veille de son arrivée, et lui avait adressé une lettre dans laquelle il l'appelait à « prendre des positions dans lesquelles il rejette l’injustice et les attaques » israéliennes sur le pays. Par ailleurs, le Saint-Père a affirmé à la chaîne que les « rencontres politiques se sont déroulées à l’écart des médias et ont porté sur l’apaisement des conflits internes et internationaux ».
Lors de la grande messe mardi, Léon XIV avait insisté sur la fait que « chacun (devait) faire sa part et (que) nous devons tous unir nos efforts pour que cette terre (du Liban) retrouve sa splendeur », appelant à « désarm(er) les coeurs. »
Juste avant de repartir pour le Vatican, il avait exprimé son regret de ne pas avoir pu visiter toutes les autres régions libanaises, notamment le Liban-Sud, soumis à des bombardements israéliens quasi quotidiens, malgré le cessez-le-feu signé entre le Liban et Israël, fin novembre 2024. Israël dit agir pour empêcher le Hezbollah de reconstituer ses forces. « Que cessent les attaques et les hostilités », avait lancé le chef de l'Église catholique, sur le tarmac de l'Aéroport International de Beyrouth (AIB). « Les armes tuent, tandis que la négociation, la médiation et le dialogue construisent. Choisissons tous la paix comme chemin (...). Œuvrons ensemble pour que cela devienne une réalité » avait-il affirmé.
Le pape avait choisi pour thème de sa visite au Liban, entamée dimanche, la phrase de Jésus « Heureux les artisans de paix ».



Il est mignon notre pape, comme nos dirigeants d’ailleurs. Ils s’adressent gentiment à cette milice afin qu’elle dépose les armes et se joindre à ses patriotes pour sauver son pays comme si cette dernière avait la maîtrise de son propre sort. Elle est, et depuis longtemps nourrie et armée par ses maîtres qui tiennent ses leaders et les empêchent de moufeter sans leur feu vert, au risque de se voir liquider par leurs pairs. Les mollahs ne connaissent ni dieu ni maître, seule la violence et la terreur de leurs vassaux qu’ils utilisent et la lâcheté du monde les rendent puissants et exigeants
11 h 45, le 03 décembre 2025