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Dernières Infos - Emirats

Une ONG appelle à une enquête après la mort d'un prisonnier politique


Un drapeau des Emirats arabes unis. AFP

L'Emirates Detainees Advocacy Center (EDAC) a appellé vendredi à une enquête sur la mort aux Emirats arabes unis d'un prisonnier politique, qui aurait été, selon l'organisation, soumis à de la torture et de mauvais traitements.

L'émirati Ali al-Khaja, 59 ans, a été retrouvé mort le 19 novembre dans sa cellule où il a passé 13 ans après avoir subi « des procès inéquitables et des conditions de détention difficiles ayant abouti à son décès », a dit à l'AFP le directeur exécutif de l'organisation, basée à Londres, Hamad Al-Shamsi.

M. al-Khaja avait été condamné en 2013 pour ses liens présumés avec les Frères musulmans, mouvement islamiste interdit dans le pays du Golfe, dans le cadre d'un procès de masse très critiqué par les ONG de défense des droits humains, puis à nouveau poursuivi en 2023.

Abou Dhabi doit mener une « enquête indépendante et transparente » sur les circonstances de son décès, étant données les « violations graves » qu'il a subi, a estimé Hamad Al-Shamsi.

Sollicitées par l'AFP, les autorités émiraties n'ont pas réagi dans l'immédiat.

Dans un communiqué conjoint publié mercredi avec Human Right Watch, l'EDAC avait dénoncé les « actes de torture et à les mauvais traitements » infligés à M. Ali al-Khaja, en citant des coups, une privation de soins médicaux, un isolement prolongé et un éclairage intense et continu visant à l'empêcher de dormir.

L'organisation dit se baser sur des témoignagnes et des déclarations rapportées dans des documents officiels. Le cas d'Ali al-Khaja « n'est pas un cas isolé. Il s'incrit dans une tendance générale qui vise d'éminents défenseurs des droits humains aux Émirats arabes unis », selon Hamad Al-Shamsi.

Les Emirats arabes unis interdisent toute critique de leurs dirigeants. La diffamation ainsi que les insultes verbales et écrites, qu'elles soient publiées ou prononcées en privé, sont des délits passibles d'amendes et de peines d'emprisonnement.

En 2012, dans le sillage du Printemps arabe qui a vu la chute de plusieurs dirigeants autoritaires dans la région, ils ont lancé une vague d'arrestations et de poursuites visant des dizaines d'opposants qui réclamaient des réformes politiques.

L'Emirates Detainees Advocacy Center (EDAC) a appellé vendredi à une enquête sur la mort aux Emirats arabes unis d'un prisonnier politique, qui aurait été, selon l'organisation, soumis à de la torture et de mauvais traitements.L'émirati Ali al-Khaja, 59 ans, a été retrouvé mort le 19 novembre dans sa cellule où il a passé 13 ans après avoir subi « des procès inéquitables et des conditions de détention difficiles ayant abouti à son décès », a dit à l'AFP le directeur exécutif de l'organisation, basée à Londres, Hamad Al-Shamsi.M. al-Khaja avait été condamné en 2013 pour ses liens présumés avec les Frères musulmans, mouvement islamiste interdit dans le pays du Golfe, dans le cadre d'un procès de masse très critiqué par les ONG de défense des droits humains, puis à nouveau...