Une affiche représentant le pape Léon XIV est placée le long d'une route, avant sa visite prévue au Liban, à Hazmieh. Photo Reuters/Mohammad Azakir
À deux jours de la visite historique du pape Léon XIV au Liban, les messages politiques se succèdent pour inviter à faire de l'événement un moment d’unité nationale, de paix et d’espérance, malgré les craintes d'une escalade israélienne planant sur le pays, qui peine à se redresser de la dernière guerre de 2023-2024 entre Israël et le Hezbollah et de plusieurs années de crises.
C'est ce qui ressort notamment des déclarations du président du parti Kataëb, Samy Gemayel, qui a été reçu à Bkerké par le patriarche maronite, Béchara Raï pour évoquer les préparatifs et l’importance de la visite pontificale. M. Gemayel a salué « une visite marquée d’une atmosphère festive et spirituelle », affirmant que lui-même et son parti se mettent « entièrement à la disposition de Bkerké » pour contribuer à son succès. Il a appelé l’ensemble des Libanais, en particulier les chrétiens, à « se mobiliser massivement pour accueillir le pape sur les routes de Annaya, Bkerké et Beyrouth et à ne pas se contenter de le suivre devant les écrans télévisés ». Selon lui, cet événement est l’occasion d’affirmer que « le Liban veut vivre en paix, tourner la page des guerres et des blessures, et reconstruire un pays stable après soixante ans de crises ». Samy Gemayel a insisté sur la nécessité de montrer au monde « un peuple vibrant de vie, une présence chrétienne active et un Liban toujours porteur de message ». Refusant d’entrer dans les débats politiques, il a uniquement ajouté : « Celui qui ne s’inquiète pas de la situation actuelle est naïf ».
Dans le même contexte, la ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Rima Karamé, a souhaité au pape Léon XIV la bienvenue dans un pays qui fait de sa diversité un message. Elle a lancé un appel à une paix juste qui « sauve le Liban des agressions » et ouvre la voie à un avenir digne de ses enfants. La ministre a souligné dans un communiqué « la dimension profondément humaine et symbolique » de la visite. Et de rappeler que le Liban demeure un modèle unique de diversité, estimant que cette richesse « ne peut s’épanouir qu’à l’ombre d’un État fort, garant de la justice, de l’égalité et du dialogue ». Elle a souligné que cette visite intervient à un moment délicat pour les élèves du pays, nombreux à vivre dans « la peur et l’incertitude face à un contexte instable », et a enfin invité les élèves à puiser de la visite papale « courage et espérance pour continuer à apprendre et célébrer la vie malgré les épreuves ».
Le député Ibrahim Kanaan (indépendant) a également été reçu par le patriarche Raï, et a souligné depuis Bkerké « l'occasion historique » que représente la visite papale, dans un Liban qui traverse une phase « cruciale ». Appelant également à l'unité, il a appelé les parties chrétiennes à « ne pas jouer chacune sa propre partition et transformer la situation en bataille électorale », afin de soutenir les institutions. « Nous faisons face à une conjoncture difficile. La situation militaire n’est un secret pour personne : elle s’aggrave, l’escalade est en cours », a-t-il constaté, appelant à « se rassembler autour de l'État, quelles que soient les divergences ».


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Il n,etait pas le temps, du moins a present, d,une telle visite.
18 h 26, le 28 novembre 2025