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Dernières Infos - Liban-Nord

Un infirmier de l'hôpital gouvernemental de Tripoli agressé par les proches d'un patient aux urgences


Un infirmier de l'hôpital gouvernemental de Tripoli agressé par les proches d'un patient aux urgences

Lors de l'agression ayant eu lieu jeudi dans les urgences de l'hôpital gouvernemental de Tripoli. Photo fournie par Michel Hallak

Un infirmier de l'hôpital gouvernemental de Tripoli, au Liban-Nord, a été agressé jeudi par les proches d'un patient aux urgences, mécontents des soins administrés, ce qui a nécessité l'intervention des forces de sécurité pour rétablir l'ordre et appréhender les agresseurs, selon des informations de notre correspondant Michel Hallak et des communiqués de l'établissement et du ministère de la Santé.

Condamnant l'incident, la direction de l'hôpital de Tripoli a expliqué dans un communiqué que l'agression « subie par un infirmier aux urgences alors qu'il accomplissait son devoir humanitaire et professionnel, est une violation flagrante de l'intégrité de l'hôpital et de son personnel ». L'établissement a appelé les forces de sécurité à prendre « les mesures nécessaires et immédiates pour assurer sa protection et celle de son personnel, et pour prévenir la répétition de tels incidents, qui constituent une menace pour l'ensemble du secteur de la santé et entravent la prestation de services aux citoyens ».

Dans une vidéo qui circule en ligne, on aperçoit l'infirmier se faisant agresser au sein des urgences, au milieu des cris des personnes présentes.

Pour sa part, le ministère de la Santé a condamné « l’agression flagrante et barbare perpétrée contre un infirmier à l’hôpital gouvernemental de Tripoli alors qu’il accomplissait son devoir humanitaire aux urgences », soulignant que « cet acte barbare constitue non seulement une attaque contre une personne, mais aussi une atteinte directe à l’intégrité des établissements de santé et une menace manifeste pour la sécurité du personnel et des patients ». Le ministère a insisté sur le fait que « les professionnels de santé subissent déjà une immense pression économique et sociale, et il est totalement inacceptable qu'ils deviennent la cible d’agressions injustifiées, qui menacent directement la continuité des services de santé essentiels fournis aux citoyens ». Il a appelé les autorités judiciaires et les services de sécurité à traduire les agresseurs en justice, rappelant que « la protection du personnel médical est un devoir national et moral ».

Commentant cet incident, l'hôpital gouvernemental de Saïda au Liban-Sud a démenti les rumeurs selon lesquelles l'agression aurait eu lieu dans ses locaux, tout en faisant part de son soutien à l'établissement visé. « La récurrence de tels incidents graves, en l'absence de protection juridique et opérationnelle adéquate, menace la sécurité du personnel médical et infirmier et compromet la continuité des services de santé. Nous exigeons que les autorités compétentes, notamment le ministère de la Santé, les forces de sécurité et le pouvoir judiciaire, prennent des mesures immédiates pour que les auteurs de ces actes soient tenus responsables, pour assurer la protection du personnel des hôpitaux publics et pour garantir leur dignité et leurs droits », indique un communiqué.

Ce genre d'incidents est monnaie courante au Liban. En octobre dernier, une médecin et une infirmière de l’hôpital gouvernemental de Sir Denniyé, au Liban-Nord, avaient été agressés par le père d’un enfant hospitalisé après avoir été diagnostiqué positif au coronavirus.

Un infirmier de l'hôpital gouvernemental de Tripoli, au Liban-Nord, a été agressé jeudi par les proches d'un patient aux urgences, mécontents des soins administrés, ce qui a nécessité l'intervention des forces de sécurité pour rétablir l'ordre et appréhender les agresseurs, selon des informations de notre correspondant Michel Hallak et des communiqués de l'établissement et du ministère de la Santé.Condamnant l'incident, la direction de l'hôpital de Tripoli a expliqué dans un communiqué que l'agression « subie par un infirmier aux urgences alors qu'il accomplissait son devoir humanitaire et professionnel, est une violation flagrante de l'intégrité de l'hôpital et de son personnel ». L'établissement a appelé les forces de sécurité à prendre « les mesures...