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Le Hezbollah condamne « les tentatives de renforcement du blocus financier » par des responsables américains au Liban

Une délégation du Trésor américain spécialisée dans les sanctions et la lutte contre le terrorisme a visité le Liban pour discuter des moyens de couper les sources de financement du parti chiite.

Le Hezbollah condamne « les tentatives de renforcement du blocus financier » par des responsables américains au Liban

Le chef du bloc du Hezbollah, le député Mohammad Raad. Photo ANI

Le bloc parlementaire du Hezbollah a condamné jeudi « les tentatives américaines visant à renforcer le blocus financier sur le Liban dans le but d'empêcher la reconstruction », estimant que ces tentatives « s'inscrivent dans le cadre du contrôle du fonctionnement du secteur financier libanais ».

Dans un communiqué publié par l’Agence nationale d’information (Ani, officielle), le bloc affirme condamner et rejeter « les mesures portées par la délégation du Trésor américain », qui sont pour lui « autant de diktats effrontés qui se placent en prolongement de la guerre d’Israël contre notre pays ».

Le sous-secrétaire américain au Trésor chargé du terrorisme et du renseignement financier, John Hurley, accompagné d'une délégation spécialisée dans les sanctions et la lutte contre le terrorisme, se trouvait au Liban à la fin de la semaine dernière pour discuter des moyens de couper les sources de financement du Hezbollah.

Le bloc du parti chiite pro-iranien y voit « une nouvelle tutelle financière et des tentatives de contrôle du fonctionnement du secteur financier, tant public que privé, sans justification ». « Toute conformité à cette tutelle constitue un abandon de la souveraineté, une violation de la constitution et des lois, et une menace pour la stabilité », ajoute le communiqué.

« Les promoteurs locaux du discours de l'ennemi »

Concernant les attaques quotidiennes d'Israël au Liban, malgré le cessez-le-feu de novembre 2024, les députés du Hezbollah font remarquer que leurs conséquences «sont exploitées par certains promoteurs locaux du discours et des menaces de l'ennemi». Ils ajoutent que « la priorité nationale absolue de l’État doit être d'assumer sa responsabilité dans la protection de ses citoyens ».

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« Cette situation exige [...] que tous les efforts et toutes les options possibles soient explorés avec les garants du cessez-le-feu, et que le comité de supervision soit contraint d'imposer des mesures pour faire respecter l’accord (du 27 novembre 2024) et condamner l'ennemi », a poursuivi le bloc. Et d'ajouter : « Le sang versé par l'ennemi n'est pas bon marché et ne doit pas être pris à la légère. Personne ne devrait exploiter les crimes de l'ennemi pour servir ses intérêts d'une part et obtenir des gains sectaires méprisables d'autre part, au détriment de la souveraineté et de la dignité nationale du Liban ». Le comité de supervision est composé de représentants de la France, des États-Unis, d'Israël, du Liban et de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), et présidé par un général américain.

Loi sur la diaspora

Le bloc a également commenté la décision prise le 6 novembre par le gouvernement libanais de transmettre au Parlement un projet de loi revêtant le caractère de double urgence, qui permettrait à la diaspora libanaise de voter pour les 128 députés lors des élections législatives prévues en 2026.

Dans ce contexte, le bloc « a fermement rejeté les tentatives répétées visant à renverser la formule de coexistence stipulée dans le préambule de la Constitution en prenant des décisions qui ne font pas l'objet d'un consensus national, la dernière en date étant le vote non consensuel sur les amendements de la loi électorale ».

Pour mémoire

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Le projet de loi prévoit la suspension de l'article 112 de la loi électorale, qui limite le vote des expatriés libanais à seulement six sièges. Cette question a donné lieu à une division importante entre les forces politiques libanaises : le président du Parlement Nabih Berry et son allié, le Hezbollah, ainsi que le Courant patriotique libre (CPL, aouniste), demandent l'application de la loi telle quelle, tandis que leurs opposants, notamment les Forces libanaises (FL), réclament sa suspension.

Le Hezbollah a finalement « condamné et dénoncé la campagne malveillante visant la position du chef du Parlement par des incitations et des attaques contre le rôle national joué par le président Nabih Berry, tant dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles que dans le souci de garantir la tenue des élections dans les délais prévus et l'application de la loi électorale actuelle ».

Le bloc parlementaire du Hezbollah a condamné jeudi « les tentatives américaines visant à renforcer le blocus financier sur le Liban dans le but d'empêcher la reconstruction », estimant que ces tentatives « s'inscrivent dans le cadre du contrôle du fonctionnement du secteur financier libanais ».Dans un communiqué publié par l’Agence nationale d’information (Ani, officielle), le bloc affirme condamner et rejeter « les mesures portées par la délégation du Trésor américain », qui sont pour lui « autant de diktats effrontés qui se placent en prolongement de la guerre d’Israël contre notre pays ».Le sous-secrétaire américain au Trésor chargé du terrorisme et du renseignement financier, John Hurley, accompagné d'une délégation spécialisée dans les sanctions et la lutte contre le terrorisme,...