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Moyen-Orient - Focus

De Jolani à Ahmad el-Chareh, l’histoire d’un divorce avec l’État islamique

Retiré de la liste noire américaine des terroristes, le président intérimaire syrien a signé lundi un accord pour rejoindre la coalition internationale contre le groupe État islamique.

De Jolani à Ahmad el-Chareh, l’histoire d’un divorce avec l’État islamique

Le président intérimaire syrien, Ahmad el-Chareh, se rend à une réunion bilatérale dans le cadre de la COP30, la conférence des Nations unies sur le climat, à Belém, au Brésil, le 6 novembre 2025. Mauro Pimentel/AFP

Le moment marque la consécration de l’ancien chef de guerre. Moins d’un an après sa prise de pouvoir en Syrie, Ahmad el-Chareh est reçu à la Maison-Blanche par Donald Trump. Une première pour un chef d’État syrien depuis l’indépendance du pays. Retiré de la liste noire américaine des terroristes vendredi 7 novembre, au lendemain de la levée des sanctions onusiennes sur sa personne, le président intérimaire affiche sa volonté de combattre le terrorisme. À l’occasion de sa visite, le dirigeant syrien et le président américain devraient annoncer l’intégration de Damas à la coalition internationale contre le groupe État islamique (EI). Une manière pour l’ex-jihadiste, autrefois connu sous le nom d’Abou Mohammad al-Jolani, d’effacer un passé aujourd’hui révolu avec le groupe dont il faisait partie – et qui continue de mener des attaques quasi...
Le moment marque la consécration de l’ancien chef de guerre. Moins d’un an après sa prise de pouvoir en Syrie, Ahmad el-Chareh est reçu à la Maison-Blanche par Donald Trump. Une première pour un chef d’État syrien depuis l’indépendance du pays. Retiré de la liste noire américaine des terroristes vendredi 7 novembre, au lendemain de la levée des sanctions onusiennes sur sa personne, le président intérimaire affiche sa volonté de combattre le terrorisme. À l’occasion de sa visite, le dirigeant syrien et le président américain devraient annoncer l’intégration de Damas à la coalition internationale contre le groupe État islamique (EI). Une manière pour l’ex-jihadiste, autrefois connu sous le nom d’Abou Mohammad al-Jolani, d’effacer un passé aujourd’hui révolu avec le groupe dont il faisait partie –...
commentaires (3)

Mais quel chemin parcouru ! La question est de savoir si sa capacité incroyable à fédérer les pays arabes et occidentaux autour de la situation syrienne, remarquable succès diplomatique, sera aussi mise au service de l'unité syrienne, fédérant les différentes composantes ethniques et religieuses et recréant la confiance après les drames de la côte et du sud, pour un vrai dialogue national et une mise en valeur des talents des uns et des autres. Ahmed Al Chareh n'a pas terminé sa mue, la Syrie ne peut supporter un pouvoir totalement centralisé. Bon, tant de gens prient pour lui...

Axelle Motte

22 h 30, le 11 novembre 2025

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Commentaires (3)

  • Mais quel chemin parcouru ! La question est de savoir si sa capacité incroyable à fédérer les pays arabes et occidentaux autour de la situation syrienne, remarquable succès diplomatique, sera aussi mise au service de l'unité syrienne, fédérant les différentes composantes ethniques et religieuses et recréant la confiance après les drames de la côte et du sud, pour un vrai dialogue national et une mise en valeur des talents des uns et des autres. Ahmed Al Chareh n'a pas terminé sa mue, la Syrie ne peut supporter un pouvoir totalement centralisé. Bon, tant de gens prient pour lui...

    Axelle Motte

    22 h 30, le 11 novembre 2025

  • “Une première pour un chef d’État syrien depuis l’indépendance du pays” . L’accueil en pompe d’al Shareh n’est pas dû à son statut de chef d’Etat, mais juste pour le modeler à leur convenance. Et surtout à tout ce qui sert les intérêts et la sécurité d’Israël.

    Hitti arlette

    12 h 47, le 11 novembre 2025

  • Quoiqu’on en dise un homme calme, réfléchi, qui voit plus lions que le bout de son nez, qui apprend de ses expériences en se laissant pas emporter par des chimères et surtout qui réagit vite et a courage de briser plusieurs tabous. La Syrie part de très loin après le cauchemar des années B,Assad qui ont saigné le pays. Bonne chance a lui,

    Liban Libre

    10 h 24, le 11 novembre 2025

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