Le directeur du centre médiatique Sonar, Hussein Mortada (à gauche), offrant une plaque commémorative au responsable du bureau médiatique du Hezbollah Youssef Zein. Photo ANI
Le centre médiatique Sonar a organisé vendredi une rencontre de journalistes avec le bureau de presse du Hezbollah, au lendemain de la lettre ouverte publiée par le parti et adressée au président de la République Joseph Aoun, au chef du Parlement Nabih Berry (pourtant chef d’Amal, leur allié) et au Premier ministre Nawaf Salam. Avec une idée centrale : non aux négociations avec Israël.
Au cours de cette rencontre, Youssef Zein, responsable des relations médias au Hezbollah, a souligné que « le moment choisi pour publier cette lettre revêt une signification particulière, car il coïncide avec le premier anniversaire du début de l'agression israélienne contre le Liban et permet de clarifier la position vis-à-vis de toutes les idées, tentatives et discussions relatives à la question des négociations avec l'ennemi et à la tentative d’outrepasser l'accord de cessez-le-feu (entre le Hezbollah et Israël) ».
Le dernier conflit en date entre Israël et le Hezbollah avait commencé le 8 octobre 2023 en tant que front de soutien à Gaza, mais une brusque escalade israélienne avait eu lieu en septembre 2024, jusqu’au 27 novembre de la même année, date du cessez-le-feu. Depuis, les attaques israéliennes sont quotidiennes, tout comme les accusations contre le Hezbollah de rebâtir son arsenal, alors même que l’État libanais lui demande de remettre ses armes. Les négociations avec Israël sont mises sur le tapis pour mettre fin à ce conflit intermittent, mais la forme que doivent prendre ces négociations restent floues.
« Il faudrait adopter une position libanaise unifiée qui confirme notre attachement à l’accord (de cessez-le-feu) afin d'obliger l'ennemi à l'appliquer, car le Liban n'a aucun intérêt à l’outrepasser », a assuré M. Zein. L’accord de cessez-le-feu prévoit un mécanisme de surveillance par un comité présidé par un général américain, sans contacts directs entre Israël et le Liban.
M. Zein a mentionné les récentes initiatives diplomatiques et les visites intensives des émissaires au Liban, faisant référence à ce qui « se dit au sujet de négociations directes avec l'entité israélienne ». Il a évoqué « des plans américains qui se trament contre le Liban en cette phase délicate ». « La phase actuelle exige une position nationale unifiée et une attitude responsable à la hauteur des exigences de sécurité et de souveraineté », a-t-il lancé.


« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin